mardi 28 février 2017

Yann Paranthoën au cœur de France Culture…

Pouvoir écouter Yann Paranthoën (1) à la radio est devenu très rare. Ingénieur du son et producteur, ses créations ne courent plus les ondes pour des questions de droit et de succession. L'archive que vous pourrez entendre, en intégralité au bas du billet, est intéressante puisqu'au-delà des interventions de l'inseigneur du son lui-même, le premier numéro de la nouvelle émission "Grand angle" avait choisi de présenter la nouvelle grille de France Culture en octobre 1982 (2).

Yann Paranthoën ©Phonurgia nova


















Pour celles et ceux qui ne connaîtraient pas la voix de Paranthoën, il intervient tout au début "Je pense qu'il faut avoir une idée pour faire une émission, mais plus partir d'une envie que d'une idée". On entend le sonal de l'époque, l'annonce du "Panorama" (3), et un extrait du travail en cabine (régie) d'où l'on peut percevoir une certaine "tension". On entend l'ambiance dans le "bureau des problèmes" et il faut être un tout petit peu initié pour comprendre les arcanes de la production.

France Culture veut être plus connue, plus écoutée. "Rénovée" dira Jean-Noël Jeanneney. L'idée de ce "Grand angle" est de donner à entendre la fabrique (de la radio), les producteurs, la direction pour donner envie aux auditeurs d'écouter la chaîne plus régulièrement et plus longtemps. Chacun se met en scène et ne cache pas le tâtonnement propre à la création. On perçoit un certain "esprit de corps", on fait ensemble, on est de la même "maison".

Et l'on entendra (8'35") Jean-Marie Borzeix évoquer "une chaîne exclusivement consacrée à la culture…". Borzeix ne confond pas info et culture ! Et sur ce sujet l'intervention de Philippe Valet, rédacteur-en-chef de la rédaction est intéressante puisqu'il commence par dire que les journaux de FC ne ressemblent pas à ceux de … France Inter. Ceux d'Inter seraient "factuels et événementiels" quand ceux de culture cherchent "le recul et l'analyse". On mesurera l'écart avec la prédominance de l'info aujourd'hui sur la chaîne.

Jeanneney : "[Il faut] perpétuer la tradition de la création radiophonique. Il existe un art radiophonique… Il faut que ce soit entretenu, développé et rajeuni." Et Paranthoën (21'12") "Je fais des émissions de façon marginale. Je ne suis pas producteur… La radio ça a à voir avec les arts plastiques. Je me considère comme un tailleur de sons. Cette forme de radio n'est pas née [celle du son, ndlr] on vit toujours sous le règne de l'écrit !"

Et Yann d'évoquer la "208" qui n'est pas un modèle des automobiles Peugeot mais sa cellule de montage "favorite". Le plaisir d'écouter Pierre Descargues qui, émission après émission, nous rendait plus intelligent. Jean-Claude Loiseau, assistant de réalisation, évoque le travail de montage, la collaboration avec le producteur, le mixage. ET Borzeix qui reviendra sur la nécessité d'un changement de ton à la radio. 

Pendant 58' j'ai eu l'impression d'écouter les artisans de différents corps de métier, rassemblés dans une manufacture de la création radiophonique avec sa part de laboratoire, d'ouverture au monde et aux idées, de tempo différent de celui qui aujourd'hui gouverne la radio (l'heure juste), de fantaisie et de recherche. Avec cette idée, à la fin du siècle passé, pour détourner le slogan de France Culture "(Si) le monde appartient à ceux qui l'écoutent", France Culture nous appartient.

Portée exclusivement par les sondages Médiamétrie, aujourd'hui France Culture appartient à une mécanique qui nous dépasse. Pas sûr alors que l'"envie" suggérée par Paranthoën y trouve sa place. Quant aux idées…   

(1) Né à l'île Grande (Côtes-du-Nord) en 1935 et décédé le 28 février 2005, d'autres références ici,
(2) Directeur Jean-Marie Borzeix, 1984-1997 Pdg de Radio France Jean-Noël Jeanneney (1982-1986),
(3) "Panorama" créé en 1968, perdurera jusqu'en 1998, année du suicide de son principal animateur Michel Bydlowski,

En exclusivité, écoute intégrale jusqu'au 14 mars. Émission du 20 octobre 1984,



Publication par la médiathèque de Douarnenez en association avec Ouï-Dire du CD et d'un livret de la pièce radiophonique "Georges au Sporting" de Yann Paranthoën. Billet critique ici.

Denise Glaser, une icône télévisuelle…

Si je peste quand la radio fait la promo perpétuelle de la télé, je ne peux que me réjouir de la bonne idée de Jérôme Sandlarz de nous raconter, dans son documentaire du jour (1) cette dame (en blanc) de la télévision à l'occasion de la semaine que consacre "La Fabrique de l'histoire" à ce média (2). Glaser l'épure, Glaser en arrière-plan, Glaser en silence où, l'absence de décor de ses émissions rendait les voix radiophoniques. Si ce n'étaient ses propres postures et celles de ses invités, minimalistes, à voir absolument pour le charme discret de l'élégance.

Denise Glaser, à droite au plus près de son invitée…



















"Discorama" a reçu, du début des années 60 au milieu des années 70, tout ce que la chanson comptait comme "vedettes" mais aussi comme chanteurs engagés pour la poésie (Brassens, Ferré, Barbara, Trenet, Leforestier), pour la sociale (Ferrat, Montand), pour la chanson à texte (Brel, Gainsbourg, Piaf, Aznavour, Greco), pour la pop (Ferrer, Annegarn, Hardy, Lara, Polnareff, Mitchell, Manset). C'était le dimanche midi. C'était en noir et blanc. C'était intime et ça allait devenir sacré.

Pas de fausse complicité, de tutoiement galvaudé, d'admiration béate, Glaser murmure ses questions, cherche la confiance de ses invités pour qu'il s'expriment sans faux-fuyant aves si possible leur plus grande part de sincérité. En jouant aussi la séduction et le charme. Son charme. Sandlarz a poussé le bouchon jusqu'à faire revoir les émissions de l'époque à Maxime Le Forestier. "Vous passiez une fois à Discorama et la France entière vous regardait… Enfin la France qui avait la télé." (Bon, réécouter Maxime et on se revoit beuglant, le poing levé, "Parachutiste").

Le Forestier dit "Denise c'était la marge". C'est très juste. C'était pas une posture. Pas une phrase bidon genre "Soyez punk". C'était sa sincérité à ne pas passer à côté de l'air du temps sans avoir besoin elle-même d'être dans l'air du temps. Et si "Discorama a pu être associé à un repère de rouges, c'est parce qu'elle faisait son marché sur la rive gauche, dans les cabarets.

Avec Catherine Lara…



Sandlarz nous donne à réentendre Glaser qui s'était prêtée au "Flirt" (3) de José Artur qui animait cette émission sur France Inter au cours de laquelle il devait flirter avec la voix d'une personne (dans un autre studio), la faire se raconter, jusqu'à la reconnaître. 

Glaser et Ferré c'est invraisemblable. Denise parle d'agressivité et Léo d'argent. Glaser veut comprendre l'anarchiste et l'argent et Ferré veut comprendre pourquoi il n'est pas payé chez Glaser. Denise est libre, spontanée, sincère. Elle n'est pas enfermée dans des modèles, des formats, des soumissions à l'industrie du disque. Catherine Lara dit "C'était la reine du silence". Ces fameux silences comme autant d'expressions mystérieuses.

Le documentaire de Sandlarz rend hommage à une télévision incarnée. Denise Glaser (avec Raoul Sangla à la réalisation) comme Jean-Christophe Averty inventaient de nouvelles façons de raconter avec l'image en N&B. L'une dans le dépouillement et la proximité, l'autre dans l'invention de nouvelles images.

Et le mot de la fin à Lucien Morisse, directeur artistique d'Europe n°1 qui disait de Denise Glaser "Elle ne sait qu'elle est vivante que parce qu'elle est à l'antenne."


Le 28 février est un jour particulier, donc un deuxième billet à 8h30,
pour rendre hommage à un grand… monsieur de la radio




(1) "Mystère Glaser ou l'art de manier les silences" par Jérôme Sandlarz,
(2) Du lundi 27 février au 2 mars, 9h05, France Culture,
(3) Une émission d'environ 30', le dimanche (23 mars 1969) dans le cadre de "TSF 69" de Jean Garretto et Pierre Codou. "TSF" deviendra "L'Oreille en coin" en 1971.

lundi 27 février 2017

La fin des paysans, la fin du documentaire…

Ayant longtemps pratiqué une de mes activités professionnelles en milieu rural (et littoral), j'aime écouter les émissions qui évoquent ces milieux-là. Cette semaine "La série documentaire" sur France Culture interroge les "Paysans" (1). J'ai écouté les quatre épisodes avant leur diffusion et développe ci-dessous mes premières critiques.
















La série produite par Julie Navarre et réalisée par Jean-Philippe Navarre, brosse le sujet en quatre tableaux :
• L'enfance : grandir à la ferme,
• Jeunes agriculteurs : l'installation,
• Agriculteurs aujourd'hui : le temps du labeur,
• Anciens agriculteurs : la récolte de demain.

D'emblée, malgré une progression didactique des situations professionnelles au long des quatre saisons de la vie, les témoignages sont riches et la parole des enfants, des ados et des adultes a "trouvé le temps" nécessaire pour raconter. De ces quatre heures d'entretiens se dégagent une certaine douceur de vivre et une assez grande paisibilité qui ne manquent pas d'interroger. Les situations financières et morales très difficiles que vit le monde paysan aujourd'hui n'apparaissent pas de façon criante dans ces documentaires même si de temps en temps elles sont en "toile de fond".

Un certain désespoir touche profondément les campagnes et, le monde paysan est de plus en plus marginalisé dans sa représentation sociale et politique. Les mutations successives et désordonnées, les politiques européennes et nationales, les pressions environnementales et écologiques ont fini par déprimer-démotiver nombre de paysannes et paysans, au point que ces deux mots ont fini eux aussi par être abandonnés par le langage courant. Aucun de ces phénomènes, bien analysés depuis la fin de la deuxième guerre mondiale, n'est évoqué dans les entretiens menés pour cette série.

C'est dans la région de Normandie et le département de la Sarthe qu'ont été recueillis les principaux témoignages de ces quatre documentaires, mais sans qu'il ne nous soit dit pourquoi ce sont ces secteurs géographiques de ce bocage-là qui ont été choisis ? Pourquoi pas d'autres ? Pourquoi n'avoir pas essayé de brosser-rencontrer différentes typologies de paysans sur le territoire métropolitain, quand, celui des Dom et des Tom méritait aussi d'être évoqué ? 

















Un sujet sur les paysans nécessitait peut-être plus encore de rendre présent le paysage avec lequel ces mêmes-paysans sont en prise pour leurs activités quotidiennes. Or, à l'écoute, ce paysage on ne le voit pas, on ne le sent pas et surtout on ne l'entend pas. Même au-delà des ambiances sonores le paysage pouvait émailler la bande-son. Et l'on se demande assez vite si Julie Navarre, la productrice, ne s'est pas elle-même mise… hors-champ. 

La succession des témoignages et surtout leur empilement au fil de ces documentaires brouille les cartes. Très vite on ne sait plus qui parle ni même d'où parlent ceux qui parlent. Cela manque cruellement de contextualisation géographique, historique et sociale. Toutes ces situations décrites par leurs auteurs sont riches et originales mais donnent l'impression d'être au-dessus, à coté, hors-sol. Un comble pour des paysans ancrés dans leur terre. Un travail documentaire aurait dû compléter ces entretiens, particulièrement puisque sur quatre heures il y avait l'espace suffisant pour l'intégrer.

Cette série permet de toucher du doigt ce qui, annoncé pour "La série documentaire" comme un plus, - un même producteur dispose de quatre heures pour aborder un même sujet - pourrait se révéler être un moins quand, c'est le cas ici, une heure aurait suffi. Quatre heures pour traiter un sujet c'est beaucoup. Pour certains il en faudrait huit, pour d'autre l'heure suffirait. À France Culture, si même la contrainte de "case de programme" a toujours déterminé le format de production, pourquoi en plus s'imposer un seul producteur quand, ici toujours, quatre producteurs auraient permis de varier les angles, les lieux et d'autres approches sur d'autres réalités paysannes ?

Un documentaire doit nous donner envie d'approfondir, de lire, de regarder et de réfléchir. Cette envie est stimulée si les sujets sont habités, documentés et sourcés. Quatre heures de production, c'est en amont des heures de recherche, de lectures, de biblios, de mixage, de montage et de moyens de production. Sur ça aussi Radio France a rogné alors que c'est l'ADN même de la radio (2). France Culture aurait pu faire le choix de ne pas transiger sur cet ADN-là. Elle a transigé. L'excellence a disparu. 

Comme Henri Mendras, sociologue, prévoyait "La fin des paysans" (2), on peut prédire sur France Culture, à l'appui de son "évolution" depuis 1999, la mort lente et programmée du documentaire. 

(1) 17h, du lundi 27 février au jeudi 2 mars 2017,
(2) En 1995 : 23 heures par semaine de documentaire, en 2000 : 4 heures". Et en 2011/2012 : 12h30 (source FC)
(3) 1967, réédité chez Actes Sud en 1992.

dimanche 26 février 2017

Manège d'été à France Musique… (26/35)















Pendant deux mois, cet été 2016, Laurent Valero et Thierry Jousse, séparément, nous ont offert deux heures quotidiennes de petits bijoux musicaux. Deux heures, de dix-huit à vingt heures, qui passent, fuient et puis, le vingt-six août c'est fini. Mais c'est quand même pas possible de laisser s'envoler une telle richesse dans l'éphémère. Alors, comme je l'ai fait moi-même (souvent l'émission à peine finie) je vous propose de réécouter chaque dimanche (idéal) un épisode de leur saga d'été. Juste avant de les retrouver ensemble à 18h, ce dimanche sur France Musique pour le nouvel "Easy tempo". 

Mercredi 17 août. Le "Jour de groove" (est arrivé). Et ça commence par taquiner au creux de l'épine dorsale. Ça remue soul. "
Papa’s Got a Brand New Bag" (James Brown) par Willie Mitchell. Et Brown de poursuivre à chauffer l'ambiance comme un cador qu'il est : Lou Donaldson, interprète au sax' "Say it Loud ! I’m Black & I’m Proud" (J. Brown/P. Ellis). C'est jazz et funky (manquent les paroles !). 

Ça y est on grimpe aux rideaux : "Everyday People" par The Watts 103rd Street Rhythm Band (rien moins) et heureusement que, pour ne pas faire tomber la pression, quelques cœurs viennent ajouter au funk de Gene Harris qui propulse "Don’t Call me Nigger Whitey". Ça continue avec les Graham Central Station qui reprennent le "It Ain’t no Fun to me" d'Al Green. Ils déménagent les garçons. Jousse sait installer le tempo et l'ambiance. On l'imagine ado faisant le D.J. pour des boums torrides avec, au hasard, le "Whiter shade of pale" de Procol Harum.

Pour "By the Time I Get to Phoenix" (Jimmy Webb) par Dicky Oliver, il manque vraiment les paroles ! La preuve, "Light my Fire ", la reprise des Doors par The Watts 103rd Street Rhythm Band (encore eux) donne tout son sel (ou son poivre) à ce morceau "réinterprétéfunky. Quant à ce qui suivra, quand j'entends "Spinning wheel" de Blood, Sweet and Tears, je me souviens ému que ce groupe, au début des 70' cohabitait avec Santana, Who, Joplin, Jethro Tull, Canned heat et tutti…

Ayé, on va pouvoir claquer des doigts et se trémousser sur "Tighten up" par Archie Bell & the Drells. Et mieux encore avec Earth Wind and Fire et son "Bad Tune". Si je prends la peine de détailler la programmation c'est pour qu'on puisse, d'un seul coup d'œil, apprécier le champ immense ouvert par Jousse qui, com' d'hab', pousse loin ses investigations. Ramsey Lewis avec "Sun Goddess" (8'25") dégèlerait une compagnie de pingouins enkystée sur la banquise. L'éclectisme même de cette émission n'ayant pas omis de flirter avec Steevie Wonder et son "Superstition" interprété ici par Melvin van Peebles. 

On est presque aux anges ! Manquait plus que Billy Paul qui en appelle à "Me and Mrs Jones". Moment propice pour attaquer une boisson légèrement pimentée avec un peu de glace, rafraîchissement qui aurait le mérite de faire baisser la température de corps lascifs pénétrés de mouvements ondulatoires, proches de l'extase. J'espère, mes chers auditeurs, que vous apprécierez cette description onirique, provoquée par la diffusion pertinente de good vibrations dignes des Beach Boys. Amen !

Après viendront Ebo Taylor et Pat Thomas et "Sack the devils" de quoi tenter les diables…

N.B. : De façon temporaire, le nouveau site de France Musique ne permet plus l'export du player, donc il vous faudra aller là pour écouter l'émission du 17 août.

Et today sur France Musique, retrouvez les compères à 18h 
 pour un Easy tempo "Autour de Paul Simon 1/2"

* Générique Ennio Morricone avec la voix d’Edda dell’Orso 
Une Voce allo Specchio, extrait de la BO de La Stagione dei Sensi.

jeudi 23 février 2017

Passé les bornes y'a plus de limite…

Ce titre je l'ai emprunté à celui de l'émission hebdomadaire qu'animait Gérard Lefort sur France Inter (1), dans la joie et la bonne humeur et un certain délire créatif. Si Mehdi Meklat se revendique créateur artistique pour justifier l'innommable sur le compte twitter de Marcelin Deschamps, il nous faut bien constater que, là, les bornes ont été dépassées à la limite de l'abject.


©RogerWade















Hier matin, alors que les indignés-soutiens de Mehdi Meklat s'enfonçaient à élever le kid au statut de nouveau romantique et à absoudre toutes les fautes de ce diable-là, on est enfin sorti de la roucoule, de la parade, de l'infamie, du tour de passe-passe, de l'esquive, de la posture de l'autruche, de la demi-teinte, du mou, de la complaisance, du réflexe de caste, de l'absence de rigueur morale et intellectuelle, du renoncement désespéré et délirant à la juste dignité.

En effet mardi, il avait fallu supporter entendre sur les ondes (2) la super-groupie des kids (3), Pascale Clark, enfilant les perles et tricotant une légende bien lisse minorant ce qui parait-il s'entendait partout, comme elle l'écrit sur son compte Twitter "Les comiques font ça à longueur d'antenne et tout le monde applaudit." Pour autant France Inter ne pouvait pas, ne devait pas être Grosjean comme devant. Et puisque les médias étaient "éclaboussés" Sonia Devillers, productrice de L'Instant M sur France Inter, était bien placée pour ne pas transiger et dire tout haut ce que d'autres refusaient même de dire tout bas.




Sur le modèle des avanies politiques en cours, si on a un double maléfique où une phobie administrative, on pourrait donc au gré du laxisme ambiant disposer d'une immunité, particulièrement si, dans l'autre vie, l'autre rôle, l'autre statut, on est un agneau romantique. C'est ce que voulait défendre Clark au micro de Bruno Duvic comme sur son compte twitter, "À l'antenne Mehdi ne fut que poésie, intelligence et humanité". Et alors ceci excuserait-il celà ? Dans le monde de Pascal Clark oui visiblement.

Le chouchou des médias fut donc confronté, au réel de sa duplicité, de devoir assumer sa part de sordide, d'immonde et d'insupportable. N'en déplaise à Clark et ses postures morales à géométrie variable. La géométrie de la dignité a pris le pas sur celle du fatalisme et de la résignation. Slate, Le Monde, Europe1, Integrales, Causeur… Christiane Taubira ont remis les pendules à l'heure. 

Le kid a tombé le masque. L'horreur crue est apparue sous le ridicule d'un avatar grossier. Mais le kid n'en était plus un depuis longtemps et avait, surtout, passé l'âge de faire des (mauvaises) farces.

(1) Le samedi, de 1990 à 1996,
(2) Dans le journal de 13h de France Inter de Bruno Duvic,
(3) Nom que donnait Pascale Clark, productrice à l'époque sur Inter, à Mehdi Meklat et Badroudine Saïd Abdallah dit Badrou, chroniqueurs dans ses émissions.

mercredi 22 février 2017

Fip à l'italienne…

En "bon" auditeur de radio j'avais programmé d'écouter le "C'est Magnifip" d'hier consacré aux musiques italiennes. 20h j'étais sur le pont, prêt à ne rien faire d'autre qu'écouter. Mais voilà, la manie de faire partager l'écoute prend le dessus et, je commence un Live Tweet furieux… L'émission achevée l'auditeur satisfait part sans doute retrouver ses plumes et son oreiller. Le blogueur consciencieux part retrouver sa plume et son clavier…























Cette pochette de 33t ci-dessus (1) résume cette soirée Fip et c'est surtout celle que j'ai envie de retenir. Je n'écoute pas les soirées thématiques de cette chaîne même si la programmation est de qualité. Mais pour l'Italie je suis prêt à tout et surtout à prendre les bonnes ondes pour partir en voyage instantanément. Et si ça commence par "Svalutation" c'est la bonne accroche. J'ai un peu envie de le dire à la terre entière… et je l'écris avec mon oiseau bleu. 


Et comme d'hab' la musique ne peut pas ne pas croiser le cinéma italien, ou croiser une actrice italienne. Sophia Loren/Peter Sellers interprétant "Tu vo fa l'americano". On virevolte dans une "dolce vita" recomposée, magnifiée pour se la jouer même sans Anita Ekberg et Marcello Mastroianni. On se prend les années 60 et 70 aux tripes "24 Mila Baci", Little Tony. au cœur "Una lacrima sul viso" Bobby Solo. Au glamour radical "Se bruciasse la città
Massimo Ranieri. Aux étés amoureux "Storia d'Amore", Adriano Celentano. À la grâce absolue "Il nostro caro Angelo", Mina.


L'Italie est bouleversante et déclenche sans prévenir les frissons pour la langue, celle qui s'enroule sur les notes, les notes qui s'enroulent sur les mots, les mots qui s'enroulent sur la langue. Les émotions se télescopent au point de ranger au vestiaire les scories qui nous bouffent la vie. La radio a toujours eu ce pouvoir de diversion. Ce pouvoir magique de changer d'air… tout en gardant la chanson.


La musique est une communauté universelle. Des ondes universelles, Des émois et des vibrations sans cesse renouvelées. Sur Twitter on peut assez vite se reconnaître et parler la même langue, même si on peste de ne toujours pas parler l'italien. Mais, pour moi, à la radio l'indépassable restera les compères d'Easy Tempo, Thierry Jousse et Laurent Valero qui, depuis douze ans que l'émission existe sur France Musique, ont creusé le sujet, avec talent et brio.


Il est doux de rappeler à l'italienne qui passe qu'à l'été 2013, Laurent Valero nous proposa les samedis de juillet un "Boulevard des Italiens" assez magique pour que vous ayez envie d'aller y tendre l'oreille. Mais ce soir c'est "Allez viens" (Via con me) par Pierre Santini et Lada Redstar qui donne envie de prolonger le voyage, de tout réécouter via les vidéos You Tube, de s'engager dès demain à réécouter l'émission.

Et, avant d'essayer d'aller dormir, prendre au vol de l'oiseau bleu le conseil de l'Italienne…





(1) Vinicio Capossela, album Amera a sud (1994) et le titre diffusé "Che cosa é l'amore",

lundi 20 février 2017

Au loup Joffrin… et aux auditeurs-moutons qu'on plume !

Interpellé jeudi dernier sur Twitter pour écouter, Henri Maler, fondateur d'Acrimed (Action Critique Médias) dans la matinale de France Culture et, malgré toutes mes réticences pour cet "entonnoir politique" du matin, je lançais l'écoute. Beaucoup plus favorable, à priori, à l'analyse d'Acrimed qu'à l'animation invraisemblable d'Erner le matinalier qui, au bout de 18 mois, n'a toujours pas réussi à être crédible.













L'entretien démarre en mettant en exergue la parole (ronflante et sentencieuse) de François Fillon qui prêche pour une plus grande investigation de la presse pour débusquer les pratiques frauduleuses des politiques, on se pince. On se demande si ce reportage date de l'époque de sa première communion et on découvre, béat, qu'il est du 2 septembre 2016. Une fois de plus un politique, et non des moindres, montre le mépris qu'il a pour la mémoire de ses concitoyens.

Maler sur "l'Affaire" déclare : "… Les journalistes politiques se transforment en journalistes sportifs. Ils commentent les sondages ! C'est affligeant. Il y a une misère du journalisme politique qui vit dans un microcosme et dans un entre-soi permanent qui est tout à fait dommageable."
Erner : Justement, quel regard portez-vous sur cette campagne ?
Maler : Je viens de vous le dire !

Et bam ! Une fois de plus Erner a perdu une bonne occasion de se taire ou plutôt de poser une question qu'il n'avait pas préalablement prévu de poser. Amateurisme quand tu nous tiens. Maler : "… Pousser le journalisme politique à un tel degré d'ignorance, c'est quand même beaucoup. Le journalisme politique est autant refermé sur lui-même que les politiques eux-mêmes." Et là, on imagine bien Treiner (directrice de la chaine) et la rédaction se haussant du col et se disant "Ce n'est pas de nous qu'il parle.

Puis Maler évoque "la dépendance collective des rédactions vis à vis de l'actionnaire" (privé ou public). Public ? Maler, adroitement, enverrait-il un pavé dans la mare ? Quelle peut-être l'indépendance des rédactions de Radio France à l'égard de leur tutelle ? Maler poursuit "Il traine dans les rédactions le management d'entreprise." Bigre "le management d'entreprise" ? Non ? (1) "…Toutes les techniques de néo-management sont appliquées aux entreprises de presse" poursuit Maler, sans qu'Erner imagine un seul instant pouvoir être concerné.

Maler : "… Trente mille journalistes en France et, ce qui domine la profession c'est l'éditocratie, avec [des journalistes, ndlr] omniscients et spécialistes du commentaire." C'est marrant, ça me rappelle un certain Brice Couturier qui a son rond de serviette permanent à France Culture. "Le journalisme de commentaire écrase le journalisme d'information." Fin de la première partie.



Et on se pince encore quand on découvre que l'invité de cette deuxième partie n'est rien moins que Laurent Joffrin, éditocrate parmi les éditocrates, ex-membre du cercle libéral "Le siècle", directeur de Libération, liftier parmi les liftiers puisqu'il a passé sa vie professionnelle à faire des allers/retours entre Libération et feu Le Nouvel Observateur, devenu depuis l'Obs.

Si les journalistes de la rédaction de France Culture ne participent pas au choix de l'invité d'Erner dans sa matinale (2), ils feraient bien de ne pas apparaitre sur les pubs de la presse papier qui laissent entendre qu'ils sont partie prenante de ladite matinale. Erner a fait le choix de la facilité, pathétique et misérabiliste, d'inviter Joffrin ! Comme si, parmi les 29 999 autres journalistes de la place, il n'y en avait pas un pour se confronter à Maler. Erner et Joffrin ne se lassant jamais de citer Bourdieu, et les phénomènes de reproduction que le sociologue ne manquait jamais de dénoncer, on constate qu'ils reproduisent parfaitement une maxime "déontologique" suprême qui a fait florès : "Faites ce que je vous dis mais ne faites pas ce que je fais". Chacun des deux bateleurs se chargeant de l'appliquer à la lettre.

S'en suivent des échanges désastreux qui ont permis, in situ, de mettre en lumière la "méthode Joffrin" démontrée et prouvée par Maler qui, avec beaucoup de patience et de rigueur morale a supporté le fat et sa roucoule. Un Joffrin, narquois, méprisant, désagréable, sentencieux, arrogant, d'une malhonnêteté intellectuelle crasse, qui a gâché un entretien mettant en lumière les méthodes détestables d'un "quatrième pouvoir" corrompu par son idéal infini à se mettre en scène et à pavaner, plutôt que d'exercer un contre pouvoir indispensable à une démocratie, elle-même plus ou moins corrompue.

Alors je dirai Maler oui, Joffrin non. Et je veillerai dorénavant à ne plus jamais me laisser prendre au piège d'une annonce Twitter qui, derrière ses cent quarante signes cache la médiocrité d'une matinale, à l'animation douteuse et à la qualité culturelle désastreuse. CQFD.

On lira ici le compte-rendu de l'"échange" Maler/Joffrin par Julien Salingue d'Acrimed.

(1) On notera ici la totale indépendance d'Erner qui se garde bien de rappeler que le projet stratégique de Mathieu Gallet, Pdg de Radio France, est justement le management de cette entreprise, qu'avec son n°2, Frédéric Schlesinger il s'emploie à manager. Jusqu'à créer, et ce n'est qu'un début, une seule rédaction des sports pour l'ensemble des 7 chaînes du groupe,
(2) "Les Matins, Guillaume Erner et la rédaction de France Culture".

dimanche 19 février 2017

Manège d'été à France Musique… (25/35)











Pendant deux mois, cet été 2016, Laurent Valero et Thierry Jousse, séparément, nous ont offert deux heures quotidiennes de petits bijoux musicaux. Deux heures, de dix-huit à vingt heures, qui passent, fuient et puis, le vingt-six août c'est fini. Mais c'est quand même pas possible de laisser s'envoler une telle richesse dans l'éphémère. Alors, comme je l'ai fait moi-même (souvent l'émission à peine finie) je vous propose de réécouter chaque dimanche (idéal) un épisode de leur saga d'été. Juste avant de les retrouver ensemble à 18h, ce dimanche sur France Musique pour le nouvel "Easy tempo". 

Mardi 16 août. Pour ses "reprises en pagaille", l'annonce de Thierry Jousse attire mon attention : "
Shelly Manne and his Friends : Shelly Manne, batterie - André Previn, piano et Leroy Vinegar basse, interprètent "Ascot Gavotte". Diantre ! La gavotte qui n'est pas exclusivement une danse de chez moi, se dansait donc pour la comédie musicale "My fair lady" et me donne envie d'aller y regarder à nouveau car j'ai tout oublié de ce "passage là". 

Jousse envoie du jazz instrumental et ç'est pas trop ma tasse de thé quand à c't'heure je m'envoie un bon café du Mexique. C'est bon, ça swingue mais me manque la voix, l'histoire qui va avec. J'ai compris, à force d'écouter la radio, qu'une musique prend (pour moi) tout son sens quand elle raconte quelque chose, quitte à ce qu'en anglais ou en español je ne comprenne pas tout. Pour caricaturer, sans les paroles que chante Frankie (Sinatra), je n'accrocherais pas autant à sa musique.

Mais voilà, à l'approche, Lena Horne (et Gabor Szabo, à la guitare) "Watch what Happens !" et ça change tout absolument. Et la poursuite avec Rigmor Gustafson "You must Believe in Spring" donne d'autres couleurs à un set qui, exclusivement instrumental, risquait de me perdre dans les brumes de l'été ou de ce printemps qui approche. Maria de Medeiros (Dolce vita), Eva Cortes (Los Dias de Vino y Rosas), Nicki Parott (Moon river cha cha), Johny Hartman (A slow hot win) et Helen Merrill (Cavatina), terminent l'émission en donnant de la voix nous permettant de (re)découvrir des artistes qui ont à la fois l'air et la chanson.

S'il n'en était de sa voix et de son ton insupportables, Aurelie Sfez nous apprendra, dans sa chronique "Plages interdites", que deux ex-Beatles, Mc Cartney et son groupe Wings et Lennon, s'engageront en 1972 pour l'Irlande "assiégée" par l'Angleterre, et dénonceront l'agression du "Bloody Sunday" que l'Irlande du Nord vient de subir. Leurs chansons respectives seront censurées au Royaume-Uni (1).

(1) Wings "Give Ireland back to the Irish" et "Sunday Bloody Sunday"


N.B. : De façon temporaire, le nouveau site de France Musique ne permet plus l'export du player, donc il vous faudra aller là pour écouter l'émission du 16 août.

Et retrouvez les compères today á 18h 
sur France Musique pour un Easy tempo "Autour de Tom Jobim 3/3"

* Générique Ennio Morricone avec la voix d’Edda dell’Orso 
Une Voce allo Specchio, extrait de la BO de La Stagione dei Sensi.

lundi 13 février 2017

Mali : théâtre des opérations vs théâtre des acronymes…

Si je ne connaissais pas Raphaël Krafft, le producteur de la nouvelle série documentaire sur France Culture (1) sûr que je n'aurais pas été trainer mes oreilles sur ces nouveaux docs consacrés à l'armée française. La chose militaire me rebute suffisamment pour n'avoir aucune envie de m'intéresser à la grande muette. Muette quand ça l'arrange bien évidemment. Mais voilà je connais le vélocipédiste en campagne, le "Captain teacher", le passeur… et plus si affinités.

Au Mali, décembre 2016, © Raphaël Krafft,


















J'ai écouté ses quatre documentaires, réalisés par Guillaume Baldy. Et, très vite, je crois avoir compris que Krafft, qu'on pourrait croire fasciné par l'armée, est surtout fasciné par les hommes. En Afghanistan, monter une radio locale fut le bon "prétexte" pour comprendre ceux qui se sont dévoués à une cause. Les Français et les Afghans. Allant jusqu'à intégrer (à l'époque) la Légion étrangère, Krafft se met en jeu pour côtoyer l'armée ailleurs que dans les salons où l'on cause à voix très basse, ailleurs surtout que dans les casernes.

À l'écoute du premier épisode de la série, la chose qui m'a beaucoup frappé c'est le jargon militaire. Cette "novlangue", absolument hermétique au profane, faite d'acronymes utilisés tous les cinq mots que même les intéressés ont quelquefois du mal à traduire. Heureusement le producteur impose à ses interlocuteurs de décoder. Ces sigles traduits, l'hermétisme ou la stupéfaction demeurent. Mais c'est sûrement le meilleur moyen, même sans uniforme, de se reconnaître d'une caste, d'un clan, d'une "famille". "On en est" et, si on en est, on devient vite accro aux acro…nymes. Quelquefois le producteur lui-même ne peut/sait plus faire autrement.

L'autre chose surprenante c'est l'emploi du mot théâtre. Auquel on accole celui d'opérations. S'il est évident que "sur le terrain" les acteurs sont bien là, de quel jeu peut-il s'agir ? Le jeu de la mort… qui tue ? Krafft l'évoque particulièrement avec ces jeunes engagés de 20 ans (2) à qui il fait raconter l'attaque du 27 novembre 2016 qui a failli être meurtrière pour un soldat de l'armée française, "blessé alpha", dont le véhicule sauta sur une mine.
Krafft, jeune renard du désert, creuse son sillon et, dans sa quête permanente, va chercher loin l'humanité même là où "on" ne la chercherait pas. Les hommes (et une femme) qu'il a fait parler n'apparaissent pas comme "des guerriers avides de sang et de vengeance" mais plutôt comme des missionnaires dans le sens de remplir une mission : servir la France. À cela je ne suis pas sûr que le titre de la série soit juste. Plus que l'armée ce sont les hommes de l'armée qui sont le sujet.

Krafft veut comprendre. Un pied dehors, un pied dedans. En être sans en être. Un peu comme quelqu'un qui, passionné de radio, creuserait son sillon, sans jamais passer de l'autre côté… du micro. Là, au Mali, Krafft était au feu au risque de sa propre vie (du 8 au 16 decembre 2016). Au plus près pour comprendre les ressorts de l'engagement militaire quand on quitte son confort quotidien. Et où l'essentiel, l'eau, demande aussi de mener des opérations dangereuses de ravitaillement.

Krafft est descendu au plus bas de l'échelle d'un conflit. Un groupe, une patrouille, une compagnie. Aurait-ce été possible à Verdun, sur la ligne Maginot, sur les plages du débarquement, au Vietnam ? L'armée aurait-elle laissé faire ? Là, Krafft a tutoyé l'armée et demandé à ses principaux interlocuteurs d'en faire autant. Plus proche, plus humain. Ce n'est pas un slogan.


Le CdG, depuis l'hélicoptère Lynx © Raphaël Krafft















Sur le Charles de Gaulle (fin novembre 2016), on sent et entend Krafft impressionné par le pacha, le commandant Éric Malbrunot. Mais le producteur veut surtout nous faire vivre la fonction essentielle du porte avion. Et de décrypter et décrire le décollage des Rafale. Une mécanique de précision. Ici comme au Mali, l'ordre, des ordres. Le désordre, lui, a très peu sa place dans l'armée sauf quand un soldat reconnait "aime(r) être dans sa crasse" dans des conditions d'hygiène très aléatoires. 

Pour le désordre je pense à Prévert. Le poète aurait sûrement fustigé les acronymes en un poème cinglant, un autre inventaire fait de VBL, d'OPEX, d'ENSOM, de BOAT, de GATS, d'IED, d'HPM, de PVP, de MCD, de FACQ, de VAB… (1) Et surtout de mots anglais qui, ici aussi, se sont imposés dans le langage courant : checker, blast, warning shot et le pathétique "Mae West" (3). Prévert, toutefois, aurait sans doute été attendri par ce piou-piou, soldat qui humblement se décrit physiquement et explique pourquoi ses camarades l'ont affublé d'un tel sobriquet.

Reconnaissons à Krafft d'avoir su faire sortir les hommes de l'uniforme pour ne pas dire de l'uniformité.










(1) "L'armée française : des rues de Paris au désert du Sahara", du lundi 13 au jeudi 16 février, 17h,
(2) Le deuxième documentaire "Au Mali faire la guerre à vingt ans",
(3) C'est l'occasion de suggérer à Perrine Kervran, coordinatrice des documentaires de 17h, de veiller à ce que les désannonces signent "La série documentaire" plutôt qu'un acronyme, un de plus, un chouïa dépassé,

(4) Du nom de l'actrice américaine, "en référence à sa généreuse poitrine, les aviateurs américains de la Seconde Guerre mondiale avaient surnommé Mae West leurs gilets de sauvetage" (source Wikipédia).