mardi 30 septembre 2014

Mermet et la balayeuse…

La photo de son avatar sur Twitter





















Lundi dernier, à Paris, au bar LB (1) au coin des rues Montorgueil et Tiquenotte nous avions rendez-vous Daniel Mermet et moi pour évoquer le projet "Là-bas si j'y suite" qui démarrera le 21 janvier prochain. Ces cinq séquences sont le fil de l'interview dans sa continuité. Quant au son il est "dans le cadre" de la rue. À l'écoute vous comprendrez le titre de ce billet qui aurait pu s'appeler "Dans la fureur de la ville, mais sans le son qui s'éloigne de la Harley-Davidson"…

(1) Non ça ne veut pas dire "Là-bas"












lundi 29 septembre 2014

Frédéric Schlesinger : l'interview

















Mercredi 24 septembre, Frédéric Schlesinger, directeur délégué aux antennes et aux programmes et membre du comité exécutif de Radio France depuis mai 2014, m'a accordé une interview au cours de laquelle il a particulièrement montré son attention et son écoute aigüe des programmes des chaînes de Radio France. Mes fidèles lecteurs-auditeurs pardonneront "le bruit de fond", - la fenêtre était restée ouverte -, et le son de la radio en flux en arrière-plan.

SI cette interview est en deux parties c'est, vous l'entendrez, parce que Frédéric Schlesinger est professionnel jusqu'au bout… Et quand "Le téléphone sonne"…

(1) Après avoir été successivement directeur délégué et membre du comité exécutif de l’INA, directeur de France Inter, du Mouv', président de MCM TV et directeur général des radios nationales Europe 2 et RFM.. (source Wikipédia)



samedi 27 septembre 2014

FB : Faire Bonne… (mesure)















Vous savez quoi ? Depuis le 30 août "J'essuie sur Facebook" (1). Enfin j'essuie les plâtres surtout ! Pour vous lecteurs fidèles de ce blog ça ne change rien. Par contre si vous-même possédez un Bouc Face (2) vous pourrez partager mes billets. Pas ceux de la banque, j'en ai pas… Ceux que je publie ici (avec ferveur) chaque matin.

Quelques nouvelles
Cette semaine a démarré dans la Ronde (3). J'ai fait des interviews aux petits oignons (et avec un Zoom) que je publierai à partir de lundi prochain. Croisé dans mon repaire ("Les Ondes") Guy Birenbaum, Laurent Guimier, Jean-François Achilli. Sur le trottoir Gilles Davidas, Anaïs Kien, Jean Lebrun. Au 6ème étage (Inter) Clara Devoret, Alain Le Gouguec, Charline Vanhoenacker, Alex Vizorek. Au 5ème Véronik Lamendour, Simone Depoux. Et au bon endroit, Hervé, un drôle de raton-laveur…

Après j'ai filé prendre d'autres ondes dans le pays de Châteaubriant pour démarrer une autre forme de road-movie…

Lundi, 8h30, "La grande Interview" …

(1) Merci à Séverine Godet, sans qui cette aventure n'était même pas envisageable. L'adresse (je me suis creusé) : Radio Fañch…
(2) Espèce en voie de reproduction exponentielle,
(3) Maison de la Radio,

jeudi 25 septembre 2014

LibéRadio… un journal radio ?

















La question : Un journal-radio ou le journal de la radio ? Florent Châtain responsable du projet à Libé y répond…

mercredi 24 septembre 2014

Les bons conteurs font les bons amis…

Mermet © Matthieu Riffard





















Quand un conteur, Antoine Perraud, raconte un autre conteur… C'est, à bon compte, au moins deux contes si ce n'est trois.

mardi 23 septembre 2014

Dans la comète radio… (Tombé dedans)

Bon les histoires de la radio, ce sont aussi les histoires de radio. Et comment dans cette comète je radiote moi-même…























Ce matin j'ai laissé ouvert l'agenda et interrompu le timing "infernal" des rendez-vous successifs, pour laisser venir les bonnes ondes. Je publierai dans quelques jours mon interview d'hier qui déjà avait donné lieu à de savoureuses réparties de la part de mon interlocuteur, alors que nous étions submergés des sons de la rue Montorgueil. Ça c'est pour vous donner envie de venir lire et écouter bientôt ;-)

Ce matin donc je me rends  aux "Ondes", le troc face à la Maison de la Radio mon quartier général, pour écrire, écouter et regarder (sic) la radio du dehors. La radio qui se fait hors les murs de la radio. Hervé Hist, l'animateur du blog Atlantic, avait laissé à mon attention le pied de son enregistreur qui devait me permettre de tenter de faire du "bon son" quand l'objet est posé sur une table.

Hervé est passionné de radio et a fait ses classes à la belle "Inter", celle des années 70 et 80 avec les Claude Dufresnes, Claude Villers, José Artur, L'Oreille et plus si affinités… Et voilà qu'avec le pied que je récupère est joint la petite chose en photo ci-dessus. Ouaouuuuh ! Le porte-clef d'une émission de radio ! Imaginez un peu la renommée de la dite-émission…

France Inter, 1er juillet 1967, Georges Lourier, à 2'34


Lourier était la locomotive de France Inter, il travaillait en studio du lundi au vendredi pour "Le réveil en fanfare" et le samedi en public dans des villes qui attendaient avec fébrilité et ferveur la venue de leur vedette.






















Après ce moment d'émotion, -"Merci pour ce moment" Hervé-, je retrouvais deux personnages radiophoniques dont je vous parlerai plus tard. Mais à la place que j'occupais dans ce bar, je revoyais Pierre Wiehn (1), interviewé en juin 2013 et je faisais remarquer à mes interlocuteurs qu'"une autre histoire" de la radio s'écrivait là sur mon blog. Un peu comme Guy Birenbaum et "L'autre info", chaque jour à 7h55 sur France Info…
(À suivre)

(1) Pierre Wiehn, journaliste, directeur de France Inter, 1974-1981.

Durée et durer en radio…











En 1966-1967 vous faisiez quoi ? Vous n'étiez pas né… de la dernière pluie ? Vous n'étiez pas membre du Pop-Club de José Artur sur Inter ? Vous n'écoutiez qu'Europe n°1 ? La radio ça dure dans les mémoires, dans la durée au risque pour ceux qui la font de ne pas durer…

lundi 22 septembre 2014

La maison de la radio… La partition !












J'y retourne. Creuser le sujet. Prendre les ondes comme on prenait les bains. Sentir in situ et… "relire" la partition de Marie Guérin et Gilles Davidas.

dimanche 21 septembre 2014

Radioscopages… (2) Léonard Cohen













Ce soir à 21h, Fip fête les 80 ans du songwritter Leonard Cohen et la sortie de son album "Popular Problems" avec un Club Jazzafip en duplex avec Radio Canada puis la diffusion du concert hommage enregistré au Festival International de Jazz de Montréal en 2008. La page du site consacrée au "père" de Suzanne est riche et complète la qualité de ce qui ne manquera pas ce soir de s'entendre, voire même de s'écouter.
Dès vendredi France Inter n'était pas en reste pour présenter le canadien et offrir en teaser un extrait du Pop and Co (de demain matin 7h24) de Rebecca Manzoni, et l'interview qu'elle a réalisée à Londres cette semaine. Sur ce "coup-là" Inter et Fip sont complémentaires, même si chacune reprend un socle d'archives visuelles et sonores imparable. Une fois encore une thématique peut être un bon levier pour inciter les auditeurs à changer de chaîne. Verra-t-on un jour, pour ce type d'événement, la promotion d'une chaîne par une autre ? 
Zappy Max et Benoît Duteurtre, Septembre 2014







Si à 80 ans Léonard Cohen chante toujours, Zappy Max, 93 ans ne cesse de faire revivre la période "magique" au cours de laquelle non content d'être la vedette de Radio-Luxembourg (ex RTL), il savait pousser la chansonnette. Benoît Duteurtre le recevait hier matin (1). Zappy n'a rien perdu de sa verve mais il semble bien que RTL ait oublié celui qui fit les grandes heures de la station luxembourgeoise. Ce n'était pas la première fois que Duteurtre recevait Zappy, comme Jean Lebrun et ses "Travaux publics", en son temps (2004), lors du Festival Longueur d'Ondes de Brest.
La radio publique continue de s'intéresser au patrimoine radiophonique quand les chaînes privées semblent ne s'y intéresser qu'à l'occasion des journées du patrimoine (2).
(1) "Étonnez-moi Benoît", France Musique, le samedi 11h, 
(2) Comme Europe 1 le proposait ce week-end,

vendredi 19 septembre 2014

Un autre Monde est possible… Beuve-Méry l'a fait






















À l'époque d'une B.N.P. (1), aux antipodes d'un Monde d'après-guerre, il n'est pas inutile d'entendre le témoignage d'un ancien de ce Monde-là ! Laurent Greisalmer était hier l'invité de Jean Lebrun et de sa marche de l'Histoire (2). Greisalmer "adjoint" d'Eric Fottorino quand ce dernier dirigeait Le Monde avant que le journal soit "acheté" en 2010 par le trio dont l'acronyme fleure "bon" la banque. Soit un monde absolument honni par Hubert Beuve-Mery le fondateur du journal à la Libération.

En décembre 1945, De Gaulle n'a plus "Le Temps" (3) et il voudrait toujours l'avoir… (pour gouverner) et pour le lire. Ainsi commence l'histoire d'un journal dont Lebrun et Greisalmer brossent les vingt-cinq premières années…




Hier France Inter a passé la journée au "Monde". Dans la matinale Patrick Cohen recevait vers 8h40, Arnaud Leparmentier, Sylvie Kauffman et Raphaëlle Bacqué, tous trois journalistes au quotidien. Cohen sans le vouloir a fait dire à Leparmentier "C'est Alain Frachon qui écrit les éditos"… Bigre ! Autant dire qu'un "tabou" est tombé, car l'édito , jamais signé, aura dorénavant un nom.

Pour une fois j'ai écouté une matinale de bout en bout et j'ai été assez séduit d'être vraiment dans "Le Monde" et d'avoir les points de vue de celles et ceux que l'on a plus ou moins l'habitude de lire. Il s'agissait aussi de comprendre la fabrique du journal et ce qui présidait à son édition quotidienne. 

Et Lebrun de dresser à 13h30 le portrait de l'icône Beuve-Mery. 




Cette mécanique s'est un peu plus dévoilée à 18h15 dans l'émission de Nicolas Demorand au titre ce jour-là très raccord "Un jour dans le monde". Et de 21h à 23h, Rebecca Manzoni et Demorand ont prolongé et détaillé ce "Voyage au centre du Monde". Alors pour une fois on est passé du "format court", de la brève, à un "format long" pour approfondir un sujet avec la participation des acteurs du journal qui avaient beaucoup de choses à dire, et qui ont donné une autre image du "Monde" et de leur quotidien, même quand on le connaît bien pour le lire presque chaque jour.



Ce sont aussi les voix du "Monde" qui ont fait l'attrait de cette journée spéciale. Voilà donc le plus que la radio publique peut apporter dans le traitement "fouillé" d'un sujet en donnant à entendre ses acteurs au-delà des séquençages cadencés habituels. Un p'tit coup d'chapeau donc à Inter d'avoir "osé" un vendredi soir, consacrer deux heures à un journal qui, s'il n'est plus austère, n'en est pas devenu pour autant un modèle de fantaisie, dont on pourrait évoquer l'histoire entre deux refrains à la mode.




À l'issue de "La marche de l'Histoire" de jeudi (voir ci-dessus), Jean Lebrun cite Éric Fottorino (4) "Le Monde a rejoint la cohorte des titres renommés dont le sort est désormais lié [au capital et au bon vouloir] des capitaines d'industrie et de finance". CQFD.

Et si Beuve-Méry a pu dire «La France a eu trois chances, la Libération, De Gaulle et… Le Monde», la bonne question à se poser 70 ans après sa création est : "Le Monde en est-il toujours une ?".
(1) Le trio capitalistique Berger.Niel.Pigasse,
(2) France Inter, 13h30,
(3) "Après guerre, le journal étant accusé de collaboration, ses locaux situés 5 boulevard des Italiens sont réquisitionnés et son matériel est saisi ; Le Monde, qui commence à paraître en 1944, sera le bénéficiaire de cette confiscation : la typographie et le format resteront longtemps hérités du Temps." (source Wikipédia),
(4) Créateur depuis mars 2014 avec Laurent Greisalmer de "Le 1, hebdo", un journal qui, chaque semaine, se déplie  autour d'un thème.

Radioscopie, 18 février 1974

jeudi 18 septembre 2014

L'Ècosse oui… Mais la Catalogne ?














L'actualité au risque de l'Histoire… Il faut bien tout le talent de Jean-Noël Jeanneney, historien, pour faire la Concordance des temps entre l'actualité chaude et l'Histoire, celle du temps présent comme celle du passé…

mercredi 17 septembre 2014

"Bonjour Jean Lebrun"… "Bonjour Claire Servajean"

© CHRISTOPHE ABRAMOWITZ/Radio France

C'est ainsi que chaque jour à 13h sur France Inter, la journaliste Claire Servajean passe la parole au conteur Jean Lebrun. Et quelquefois en début de générique on entend, en insert, d'un ton martial : "Vous avez rendez-vous avec l'histoire". Retour sur cette petite mécanique bien huilée.

mardi 16 septembre 2014

1970 : la décennie qui commence mal…

Janis Joplin















Le 4 octobre 1970, big blues, Janis Joplin a déserté. Le 18 septembre c'était Jimi Hendrix. Deux icônes du blues et de la pop n'auront pas supporté cette société en état avancé de déliquescence.



















Pourtant, après ce coup de blues, je suis incité par France Inter, à découvrir le nouvel album de Léonard Cohen. Et puis à la douzième chanson, le choc… "Suzanne". Sur des images du festival de l'île de Wight, le canadien en pleine jeunesse (il avait 36 ans), interprète "notre" hymne de l'époque. Tout se fige, on y est, on communie. À l'île de Wight en 1970, pourtant, tout avait bien commencé… Comment va-t-on faire pour redescendre ?

La dernière chanson de l'album est l'"Hallelujah" de Cohen. Tout le disque est vibrant. De quoi, l'instant d'un album, nous réconcilier avec l'époque et passer la nuit blanche à se refaire le monde… It's almost like the blues.

Et une soirée spéciale dimanche 21 septembre sur Fip !

lundi 15 septembre 2014

Une autre radio… là-bas s'il y est

Aziz Rahman en reportage















Il y a un an paraissait Captain Teacher, de Raphaël Krafft (1) ou les aventures d'un légionnaire en Afgnanistan participant à la création de "Radio Surobi", une radio-locale civile… 

(1) Buchet-Chastel, Septembre 2013,

dimanche 14 septembre 2014

Radioscopages (1)…













Ça pourrait être ça les dimanches… on irait chercher dans sa bibliothèque ses podcasts et une petite machine intelligente nous permettrait d'écouter "en flux" nos choix pré-sélectionnés. On pourrait alors jouer d'une thématique ou se laisser porter par une sélection aléatoire. Ne serait-ce pas le bon moyen pour ne pas laisser dormir ad vitam aeternam ces émissions qui ne demandent qu'à être entendues. 

Voilà ma sélection pour un dimanche d'automne. Ça en rajoute un peu aux vôtres mais cela vous permettra peut-être de ne pas passer à côté d'un nouveau regard sur une icône des années 60. J'ajoute un ou deux coups de cœur plus ou moins intemporels…

Pop&CO, Rebecca Manzoni, 


Et dans "Cinéma Song", Thierry Jousse sur France Musique, consacre une très longue partie de son émission à l'égérie Brigitte Bardot.

Et puis Chancel…

Radioscopie, 5 février 1970, France Inter, (Extrait)

Avec le premier indicatif de l'émission…


Samedi prochain à 11h sur France Musique, Benoît Duteurtre recevra "Zappy Max" . À vos cassettes !

À dimanche prochain 9h…

vendredi 12 septembre 2014

Là-bas si j'y suis plus…
















Olivier Minot (1) écoute la radio, fait de la radio. Daniel Mermet est un père, "Là-bas si j'y suis" (2) un re-père. Mermet parti des ondes, Minot tisse et retisse vingt-cinq ans de complicité avec le "caporal" comme il l'appelle aussi. Il mêle à son témoignage quelques traces de vie personnelle. Ce maillage-là est touchant. 

Un quart de siècle avec "Là-bas" pour lui, pour nous, pour moi. Une Histoire. Des histoires mêlées. Des solitudes. Des partages. Des milliers de souvenirs. Des mots, des tons, des lieux. Un compagnonnage. Des idées, des luttes, des anecdotes et un raton-répondeur.

Merci Olivier…


Les amateurs de radio reconnaîtront au début du doc l'indicatif de plusieurs émissions de France Inter : Synergies (Jean-Luc Hees), L'Oreille en coin (Jean Garretto, Pierre Codou), 
Rien à Cirer (Laurent Ruquier), Rendez vous avec X (Patrick Pesnot), et la voix de Laurence Pierre qui annonce Addictions. Et à la toute fin du doc, en studio Brigitte Vincent, productrice à France Inter, qui constate "J'ai l'impression qu'on a perdu Daniel".

(1) Animateur et producteur à Radio Canut (sur le 102.2 FM de la région lyonnaise) créée en 1977 une des plus vieilles radios libres de France. Sur France Culture, "Les pieds sur terre", (une soixantaine de documentaires). Et aussi pour Arte Radio (ici son audioblog), RFI, la RTBF,
(2) 1989-2014, France Inter, différents horaires l'après-midi. Avant d'enfourcher sa Harley d'indicatif, Mermet avait travaillé depuis le début des années 70 pour France Culture puis pour France Inter (L'Oreille en coin, Si par hasard au piano bar, La coulée douce…)

jeudi 11 septembre 2014

Trierweiler, nouvelle Ménie, nouvelle Macha… ?

Macha Béranger
















Sur le mode badin j'ai hier en fin d'après-midi évoqué la possibilité pour Valérie Trierweiler de proposer aux chaînes de radio une émission de confidences pour les femmes (et les hommes aussi). J'ai bien sûr immédiatement pensé à Ménie Grégoire et à Macha Béranger. Cette dernière, au très long parcours à France Inter pour ses émissions de nuit, avait entretenu une liaison avec Louis de Funès sur la fin de sa vie. 

Qu'elle ne fut pas ma surprise de trouver à l'Ina une de ses émissions où elle s'entretient avec un Louis de Funès ébloui par la "reine des confidentes". Mélange des genres sans doute, bien que le grand public à l'époque ne soit pas forcément informé de sa liaison avec l'artiste.

Ménie Grégoire n'aura pas eu le temps de lire le livre. Elle aurait sans doute été bouleversée qu'en 50 ans une ex-première dame de France étale, au vu et au su de chacun, les petites et grandes misères d'une liaison "improbable". Reste pour autant la parole enfouie, étouffée, ignorée de femmes qui auraient sûrement à témoigner de parcours pour lesquels elles n'ont pu avoir recours ni à parole ni à l'écriture. 

L'air du temps a t-il définitivement consacré les people à se répandre ? 

Alors cette idée d'une nouvelle émission de "libre parole" intéresserait-elle les directeurs de programmes ? (1)

Allo Macha, 27 juin 1981, France Inter


(1) "La libre antenne", Caroline Dublanche, Europe 1, tous les jours sauf le samedi 22h30-1h, depuis septembre 1999.

mercredi 10 septembre 2014

Merci pour ce moment… (de radio)

"Merci pour ce moment… Claude Villers"
Pas de Panique, France Inter, 1973-1975






















Peu importe l'anachronisme du titre du livre de Valérie Trierweiler qui se répand en tristesse et ressentiments, "Merci pour ce moment" a permis à chacun, amuseurs, joyeux drilles, politiques dépités, journalistes rigolos de rebondir et, progressivement, en déposséder son auteure. "Merci pour ce moment" restera comme un slogan, une ritournelle, voire un runing gag savoureux qui, par l'ampleur de ses détournements, aura dédramatisé le "brulôt" jeté en pâture (1) au peuple et aux souverains qui nous gouvernent. Pas de raison que je ne profite pas de ce référencement Google et que je ne surfe pas à mon tour sur la vague tsunamienne générée par l'ex du Président de la République.

Si nous n'étions pas en septembre 2014 mais en septembre 1991, Ruquier surfeur sur les mots politiques aurait sûrement intitulé son émission de France Inter (2), "Merci pour ce moment". Si Les Arènes, éditeur de Trierweiler avait bien voulu publier ça en août on pouvait faire confiance à Ruquier pour, négocier avec Chritopher Baldelli, Pdg de RTL, faire tomber les "Grosses Têtes" (3) et les remplacer par ce titre accrocheur. À moins que Bouvard, au placard, ne s'en empare et entame de nous conter par le menu ses 38 ans de radio.

"Merci pour ce moment" c'est aussi Charline Vanhoenacker qui aurait du sauter dessus, car depuis la semaine dernière son "Si t'écoutes, j'annule tout" (4) a pris un petit coup de vieux. Il lui aurait fallu courir plus vite que Guy Birenbaum qui au lieu d'appeler sa chronique matutinale "L'autre info" (5) aurait pu avec ce titre, chaque jour, jouer avec. Avec des chutes style "Je ne vous remercie pas pour ce moment" ou son contraire s'il avait trouvé que ça en valait la peine. Impossible par contre pour Bourdin, Alain Marschall et Olivier Truchot et, Brunet de RMC (6). Mais absolument probable pour Brigitte Lahaie (7).

Et si je me lançais à citer les émissions de radio auxquelles je pourrais dire "Merci pour ce moment" il me faudrait sans doute écrire jusque fin juin. Vous trouverez ci-dessous un triple clin d'œil. Un pour Claude Villers et son "Marche ou rêve" (8), un pour Higelin, un pour Trenet…

"Marche ou rêve" 8 avril 1977, Extrait, 



(1) À 20 € quand même !
(2) "Rien à cirer" (1991-1996), à partir de la phrase d'Édith Cresson, premier ministre (1991-1992) de François Mitterrand : "La bourse, je n'en ai rien à cirer",
(3) RTL,
(4) France Inter,
(5) France Info, 7h55, du lundi au vendredi,
(6) "Bourdin direct", "Les Grandes Gueules", "Carrément Brunet",
(7) Lahaie, l'amour et vous (RMC),
(8) France Inter, 1975-1977.

mardi 9 septembre 2014

RTL : quand la photo est bonne, bonne, bonne…

Bon il n'y a aucune raison que je ne vous parle pas d'image (fixe ou animée) puisque la radio communique avec de l'image et très peu de son (sic). Dans l'exposition à outrance que s'offrent les généralistes à la "rentrée", la "rouge" RTL ne manque pas de se distinguer par la qualité de ces mêmes images, au "cul des bus" et autres "4x3", et même dans le Tube (You ou Dailymotion). RTL bouge (slogan) ! La preuve par le clip.



Voilà donc un clip tonique que n'aurait pas renié Jean Yanne (1), ni même Nicolas Philibert qui dans son propre clip "ouvre la radio" à 7h (2) ! Pourtant, sur RTL comme sur les chaînes publiques, la radio commence à l'heure où on l'allume (3). Là on l'a bien compris, il faut vite mettre en scène Yves Calvi, le nouvel anchorman de la matinale. Ça bouge RTL…  mais sans le son RTL (4).

Bon on passe à la photo maintenant
Mais ne manquerait-il pas sur la photo… Philippe Bouvard ? 























Du rouge, des mots… rouges, un logo rouge, des hommes et… quelques femmes. C'est encore Yves Calvi qui est en avant, Ruquier un minuscule centimètre en "arrière-plan" (5). Voilà les deux hommes fétiches de la station sur qui repose la nouvelle saison de la station de la rue Bayard à Paris. M. Christopher Baldelli, le Pdg, tient l'R (rouge) et la chanson qui va avec : "
RTL a des responsabilités, nous sommes populaires et grand public mais pas populiste." (6)

Une photo c'est fait pour être regardée, je la regarde et je suis surpris. Si RTL est populaire c'est qu'elle est en phase avec la société. Cette société est composée de femmes et d'hommes. Mais où sont les femmes à RTL ? Si je reconnais Alba Ventura à la gauche de Christopher Baldelli et Marie Drucker à la droite de Marc Olivier Fogiel, je regrette pour les autres mais je ne les connais pas. Le principe de la radio (avant) c'était la voix, de cette image statique on aurait pu faire une image "gif". En cliquant sur des "boutons" nous aurions pu, à tour de rôle, entendre "les voix d'RTL". Ça aurait eu du sens non ?

Le poids des mots
Navré mais jouer avec les mots est un art. Ici tous les mots sont au masculin. On aurait pourtant aimer lire "mordante", "curieuse", "généreuse" et "captivante"… Affirmer être populaire c'est bien, se donner les mots pour le dire c'est mieux. Il faudra bien qu'un jour RTL donne cette image d'une radio populaire où les femmes ont toute leur place. En attendant, c'est tout con, pour me donner envie d'écouter RTL j'aimerais entendre le son RTL, la variété de ses voix, son tempo et sa couleur… dans un clip qui bougerait autant que celui ci-dessus. Et dans sa "valise" ce sont ces voix-là que RTL devrait mettre, pas ces images…


Calvi, Bern, Ruquier, Fogiel… autant de stars de la TV
reconnaissables et reconnues (7)


















(1) "Tout le monde il est beau, tout le monde il est gentil", Film de Jean Yanne, 1972,
(2) "La Maison de la Radio", 2013,
(3) Le jour où les communicants écouteront la radio les poules auront la RNT greffée dans la crête…
(4) The story of gods and men (Skip the use),
(5) Une légende serait bienvenue,
(6) CB news, 1er septembre 2014,
(7) Calvi est donc tonique, Ruquier agitateur, Fogiel incisif, Bern décoiffant et, sauvée par le gong, Flavie Flament… intime.

lundi 8 septembre 2014

La fabrique de l'Histoire… en fanfare






















La fabrique de la fanfare
En 2004, pour la Fabrique de l'Histoire, sur France Culture, son producteur Emmanuel Laurentin proposait un générique en fanfare (1). Joyeux, populaire et engageant à entrer dans l'histoire. Comme vous l'entendrez ci-dessous le générique a vécu et en voilà un autre… Pourquoi pas ? Emmanuel Laurentin connait bien la radio et son histoire. Les génériques s'impriment dans la mémoire collective au moins autant que les émissions. Mieux, Laurentin dit "un bon générique ça se siffle" et, c'est vrai, le précédent, nous sommes quelques-uns à l'avoir sifflé.

Le nouveau : "Lorenzo in Sicilia" (2) est plus grave, moins "populaire", moins joyeux comme si, vaille que vaille, l'époque étant ce qu'elle est, il aurait été difficile de faire jouer la fanfare du "Sgt pepper lonely heart club band" des Beatles.

Je n'y connais rien en fanfare même si je les apprécie. J'ai appris grâce à Emmanuel Laurentin que les fanfares italiennes avaient la particularité de jouer des airs d'opéra pour les confronter à la rue et leur donner ainsi une dimension universelle. Pour prolonger ma propre recherche j'ai demandé à Laurent Valero, producteur à France Musique (3), de me guider pour approfondir le sujet.

La fabrique de l'Écosse
Las, depuis le début de l'année j'avais beau guetter quelle chaîne évoquerait le référendum du 18 septembre qui pourrait redonner son indépendance à l'Écosse je ne voyais rien venir. Des déplacements dans le monde entier de France Inter et de France Culture pourtant il y en a eu. Mais en quoi cela intéresse t-il les journalistes l'indépendance de l'Écosse ? Et quels auditeurs cela peut-il intéresser ? Pourtant France Culture n'est pas avare de manier le concept "Monde" à toutes les sauces et… à plus d'un titre.

Il aura donc fallu attendre le 1er septembre pour commencer à pouvoir contextualiser les enjeux d'une Écosse qui peut devenir un État. Les éclairages de Nathalie Duclos qui précise la notion de "Nations sans État" ont été bien utiles. Ne désespérons pas que la matinale de Culture ou celle d'Inter soit "à poste" le jour J. On ne comprendrait pas sinon la hiérarchie que s'imposent ces rédactions et pourquoi surtout elles feraient l'impasse sur une (r)évolution de l'"Empire Britannique".


La fabrique de la radio




C'est si rare d'avoir l'occasion d'entendre parler du studio d'essai de Pierre Schaeffer qu'il faut vraiment prendre le temps nécessaire pour écouter les archives de ce laboratoire. Étonnant d'y découvrir (dans le player ci-dessous) Karine Le Bail qui anime depuis plusieurs années sur France Musique "Les greniers de la mémoire".



Voilà donc une nouvelle saison de "La fabrique…" qui commence et avec elle ses grands et petits moments de l'histoire. Quant au générique ce n'est pas très grave. Peut-être le temps ?
(1) Denis Charolles et "La compagnie des musiques à ouïr" 

(2) Interprété par la fanfare Banda Ionica, Extrait de "Matri mia" (Dunya records, FY 8050), en écoute sur le site de La fabrique,

(3) Easy tempo avec son comparse Thierry Jousse. Dans l'épisode du 17 juillet 2014 "Les classiques revisités" on peut entendre interprété par la "Banda Citta Ruvo di Puglia :«La Gitana from Il Trovatore» de Giuseppe Verdi. Et en 2013, Valero avait produit au mois d'août "Boulevard des Italiens", avec pour indicatif une fanfare (références à venir).

(Off : et depuis le 1er septembre sur France Musique Laurent Valero produit "Le temps d'une chanson" le samedi de 18h à 19h. Samedi dernier spéciale "Pierre Vassiliu". Pour la petite histoire si Laurent Valero a changé de titre d'émission (pendant trois saisons "Des nuits noires de monde"), son indicatif n'a pas changé… Et l'on apprendra qu'une des premières chansons de Vassiliu a été co-écrite par Gérard Sire.)

samedi 6 septembre 2014

Des calés… à Fip radio

Émilie, Anne et Luc… RF/Christophe Abramowitz


















Un sucre d'orge, un bonbon d'eau d'érable, une friandise pop, c'est ce que nous ont offert Émilie Blon Metzinger, Luc Frelon et Anne Sérode (1) de Fip, lors de la conférence de presse de rentrée de Radio France. Si ce n'était Joh Peccadille pour me le rappeler subrepticement sur Twitter, je crois pouvoir dire que depuis plus de 40 ans Fip accompagne nos émotions quotidiennes. Que l'on soit enveloppé de chagrin, de joie ou d'extase, Fip, telle une sirène, sublime ces moments d'émotion singuliers qu'on ne pourra plus jamais dissocier de cette musique qui les a accompagnés. Mais Fip, et c'était tout le génie de ses deux créateurs (2), accompagne aussi le banal, le pénible, et quelquefois l'ennui.

Émilie a fait le show avec autant de peps et de charisme que ses consœurs il y a deux ans. Elle a joué la radio comme peu d'animateurs ou d'animatrices s'y engagent. Tombé ce beau masque de la voix et de son charme absolu, Émilie a joué à "Fip ou gagne" et elle a gagné. Avec présence, complicité et vraie joie pétillante. Pendant quelques instants "hors du monde" on a touché au bonheur simple de chanter, sourire ou battre la mesure. Anne Sérode pouvait alors monter en Seine (3). Le tempo était donné, le rythme magnifié grâce aux platines de Luc Frelon et à son génie de l'enchaînement.

Voilà donc une chaîne qui sait se déchaîner, sortir du cadre, ouvrir toutes les fenêtres de la musique sans jamais se prendre au sérieux et surtout sans jamais la ramener. Manqueront peut-être les érables à Anne Sérode mais elle reconnaîtra vite qu'elle a trouvé en Fip un écrin d'or ou un diamant. Celui-là même qui, depuis janvier 1972, inusable, creuse les sillons de la sérénité.

Oh Caribouuuu, écoutez la conférence de presse de Fip et sa playlist ici

(1) Nouvelle directrice de Fip depuis juin 2014 en remplacement de Julien Delli-Fiori. Anne Sérode a été de 2008 à 2011 chef des émissions et productions musicales d'Espace Musique, la radio musicale de Radio-Canada. Avant de diriger la radio publique de Radio Canada, la Première Chaîne, jusqu'en 2013. Avant cette nomination à Fip, elle était responsable des programmes de France Bleu Roussillon,
(2) Jean Garretto et Pierre Codou, 
(3) Elle est canadienne d'origine… alors la Seine…

vendredi 5 septembre 2014

Le Havre… chambre d'échos





Guetter fait partie de ma vie ! Guetter le ciel, les nuages et le vent. Guetter les mots qui volent et qui passent à mon oreille. Guetter l'horizon… Et, en radio, guetter c'est magique. C'est attraper au vol un mot, une idée, un projet, rencontrer l'intéressé-e, approfondir le sujet et vous en parler.

C'est un peu comme ça que je me suis embarqué pour Le Havre. Pas encore "en vrai" mais ça ne saurait tarder. J'ai d'abord commencé par écouter Charlotte Roux (1). Puis j'ai écouté des "p'tits bouts d'son" et j'ai envie de vous inciter à mettre votre casque et vous-même vous laisser embarquer.

"Cette série de créations documentaires propose une plongée dans la ville portuaire, dans ce territoire à la fois ample et dense, où se mêlent les bruits de la mer et du vent, les activités des hommes et des machines. S’y croiseront cargos et containers à charger et décharger sur les quais, baigneurs et cabanistes, musiciens, poètes, architectes et navigateurs en herbe, machinistes et voyageurs qui forment la figure d’une ville maintes fois reconstruite et en perpétuel renouvellement.

Grâce au son binaural et multicanal, cette série restitue le relief des espaces et l'intensité des échanges de cette ville à l’aune de quelques symboles que sont le container, la gare, la cabane de plage et le vent.
" (2)


Vous trouverez ci-dessous un peu de ces cabanes et heureusement il n'y a pas d'image. Toutefois vous les verrez  même si vous n'êtes jamais allé au Havre et surtout parce que personne n'aura envie de vous dire que la seule alternative à la radio sonore (sic) serait You Tube. Cette série a été réalisée par Charlotte Roux, Laurence Courtois, Benjamin Hû, Delphine Baudet, avec la complicité d'Antoine Auger.



(1) Productrice et réalisatrice à Radio France,

(2) «Le Havre, chambre d'échos», diffusée sur NouvOson (le site de Radio France consacré au son multicanal et binaural) en 4 épisodes en liens ci-dessusPour profiter au mieux de l'immersion sonore, l'écoute avec un casque audio est conseillée. (extrait du dossier de presse)

Off : au risque de vous surprendre, je me souviens des torchères du Havre depuis Villers-sur-Mer (14) en juillet 2008. Ce soir-là il y a eu un éclair et un immense coup de foudre s'en est suivi. Je pensais à Maurane et à "Sur un prélude de Bach" pour les torchères, Glen Gould et les baraques…