vendredi 11 août 2017

Summer of love… (5/5)

The end. Pas celle des Doors dans "Apocalypse now" de Coppola. Pas celle du "flower power" qui s'est éteint tragiquement à Altamont (E.U.) en décembre 69 au concert gratuit des Stones, avec la mort de Meredith Hunter, poignardé par un des membres du "service d'ordre" (Hells Angels). The end. La fin, aujourd'hui, du récit de Simon Rico sur le phénomène hippie. 14h59… On air… (1)


Janis sur l'affiche du film de Pennbaker…


















En introduction de ce dernier épisode, Simon Rico nous fait entendre le journal de France Inter du 7 décembre et constate que la mort d'Hunter est ignorée par les journalistes du journal. Il est bon de rappeler qu'en ces années-là la musique de "sauvageons" était enfermée dans le Pop-Club de José Artur. Il avait fallu la détermination de Claude Villers (2), en poste au bureau de l'ORTF (Office de Radio et Télévision Française) de New-York pour défier l'ordre de son chef Jacques Sallebert et se rendre en loucedé au festival de Woodstock (15-17 août 69). Ce que Sallebert appréciera le lundi suivant quand "Paris" attendra de pied ferme des reportages "live" de ce festival.

The dream is over et le "Sugar man" (Sixto Rodriguez) a beau faire le "bilan" de la désillusion de l'utopie libertaire des sixties, la descente sera dure à supporter. Les vieux démons n'étaient pas morts. L'impérialisme dominant raye de la carte les freaks, et autres babas-cools avachis, et se prépare à remettre le fric au-dessus de tout. En France, les communautés ont encore quelques beaux jours devant elles. Actuel, le mensuel de Jean-François Bizot, tiendra haut le flambeau de la free-press inspirée du modèle américain. En même temps, le folk et le revival de la musique bretonne (3), prolongeront quelques années l'utopie d'une nouvelle société. Pas tout à fait celle que Jacques Chaban-Delmas, Premier ministre du Président Georges Pompidou, veut en 1969, mettre en place et qui restera une idée politique sans lendemain. "She's a rainbow" (Rolling stones).


Amougies (Belgique), oct 1969, par "Actuel"















Maintenant quelques mots sur le principe de l'émission. Mais qu'est-ce que c'est cette "Série musicale d'été" sur France Culture ? Une séquence musique entrecoupé d'un récit ? Un récit sur des histoires de musique ? Je dirais après écoute attentive que le prétexte est de proposer cinq fois une heure de musique. De proposer un thème ou un sujet. Et de raconter une histoire. Il y a beaucoup de musique, qui s'en plaindrait ? Mais le récit paraît "court". "On" reste souvent sur sa faim. On voudrait en savoir plus. Si les musiques ont toute leurs place, elles sont connues et justifieraient, peut-être, d'apparaître en "fond sonore", en illustration. Faut-il les entendre toutes en intégralité au risque de noyer le récit ?

La musique "on" la connait, l'histoire un peu moins. Ou pas assez. Ou pas complètement. Alors pourquoi le récit ne prime t-il pas sur la musique ? Pourquoi quelquefois apparait-il "minuscule", trop à la surface de l'histoire connue quand il s'agit d'évoquer Billie Holiday ? Comment écrire encore sur un tel personnage sans friser la "banalité" ? C'est quoi ce "partage" entre "Grande traversée" et "Série musicale" ? Dans le premier cas une écriture (souvent) incarnée, dans l'autre un récit plus "léger", plus "facile", moins "fouillé" ? Je mets beaucoup de guillemets parce que mes points de vue ne sont pas tranchés. "Mes chers auditeurs", qu'en pensez-vous ?

Demain billet spécial "Summer of music" à 9h…



(1) J'avais écrit mon chapeau avant d'écouter l'émission en direct !
(2) Producteur à France Inter des années 60 aux années 2000,
(3) Alan Stivell participe aux "Hootenanny" de Lionel Rochman, à Paris (Boulevard Raspail si je me souviens bien !)

En 1991, "Rétro" proposait une émission de 25' sur "le mouvement hyppi", rediffusée le 26 juin dans les "Nuits de France Culture"…

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