lundi 30 juillet 2012

Le blog-note de l'été (4)

© Radio France




Cette semaine un blog-note de brèves qui en disent long sur la radio ! Je garde au chaud deux articles sur Martel et Adler qui devraient s'ajouter à ce blog-note en milieu de semaine…


Chacun son tour… de vinyles
Libération ausculte la numérisation de la discothèque de Radio France ! Ça tourne rond.

Ce soir
Sur le canapé de Fip la Britpop à l'honneur !

Parlez-vous d'jeuns ?
Un danger pour la langue française ?

Solange(ça)TeParle ?
Pourtant elle te parle sur France Inter. Son portrait ici.

Les français parlent au Françaix
Avec lui on va pouvoir causer radio et pourvu qu'on soit sur la même longueur d'onde !

Basse Normandie
Un pic d'audience dans cette région ! P'tête qu'ils boudent la TV ?

Marche sonore
Là tout peut tomber à l'eau !

DavidTeParle
La lettre d'aveu est tombée ! Dépêchez-vous si vous voulez (ré)écouter les 20 épisodes de Meurtre au Conservatoire

Le mouv'
Tous les podcasts du Mouv' en seul coup d'œil !

Radio France International (suite)
Jean-Pierre Boris, journaliste à RFI publie un point de vue dans Le Monde

Le Tube
On ne pourra plus dire que je ne fais qu'à critiquer Télérama.

Le pouvoir des ondes
La radio, arme de communication massive ?

Brucy c'est fini
La directrice de France Bleu a quitté la chaîne, sans tambour ni trompette. Les sept chaînes du groupe Radio France sont exclusivement dirigées par des hommes !

De curiosité, de passion et de plaisir
Pivot n'en finissait donc pas de se gratter la tête. Bigre !

Le fond de l'air est noir
Chris Marker est mort. Je ne sais s'il s'est beaucoup exprimé à la radio mais il était évoqué ici. Vous pouvez aussi y regarder .

Rendez-vous le 6 août pour le prochain-blog-note de l'été…

dimanche 29 juillet 2012

Marilyn for ever…

© Eve Arnold




Marilyn est présente, au delà de l'icône, de sa plastique, ou de son sex-appeal. Marilyn est présente comme une petite étoile qui continue à briller malgré tout. Malgré tout le charabia, la presse trash, les paparazzi, les ragots, la pression médiatique, le show-business et le mythe poli à longueur de phantasmes. "On avait de la tendresse pour elle plus que du désir" dit Claude-Jean Philippe (1). Comme elle aurait voulu entendre cette phrase plus souvent ou même peut-être l'entendre au moins une fois de la part d'un homme et sans doute d'une femme aussi.

Alors, plonger cinq jours durant dans l'univers haché, désaxé, déstructuré mais aussi sublimé de Norma Jean Baker, c'est revoir en Cinémascope ce qui a fini par faire une légende moderne et classique. Car quoi qu'il arrive les images affluent et se bousculent, qu'on écoute des extraits de films, des interviews, ou même que tel ou telle évoque son souvenir. L'image est plus forte que tout et pourtant ici pas besoin d'image. La radio joue ici pleinement son jeu d'évocation, de rêves et de réalités. On entre à pas de loup dans l'histoire et c'est bien difficile d'en sortir. On voudrait qu'elle n'en finisse jamais. Marylin évoquée c'est aussi fort que Marilyn vue. Présente for ever

Pour cette belle traversée j'ai préféré écouter à suivre les cinq documentaires, puis les cinq débats pour finir par les cinq épisodes de "Marilyn, dernière séance". Ce que vous pouvez faire une fois l'ensemble podcasté. Voilà la magie de la nouvelle radio, (re)composer le programme. Et pendant cette époque de vacances vous pourrez même écouter les quinze heures en continu.

Au fur et à mesure de l'écoute, j'ai pris des notes, décider de lire ou de relire tel livre (Fragments, Seuil) eu envie de revoir tel film tout de suite (et je l'ai fait d'ailleurs) mais jamais de faire tout en même temps. Comme si c'était possible ou pas, peu importe. Il y a une graduation d'étapes dans le temps, j'écoute une histoire, je la complète par la lecture, j'en cherche les images pour ensuite en recomposer une nouvelle. Comme j'aime qu'on me raconte des histoires, j'aime à mon tour en raconter. Il me semble que le multimédia disperse (ou décentre) l'écoute alors que ce que je recherche en radio c'est d'être captivé par la voix. Si je fais ici ces quelques constats c'est aussi pour affirmer que la radio ne doit pas transmuter au point d'y perdre son âme, tant elle remplit si bien avec ses moyens d'origine sa fonction de médium.

Revenons à Marilyn…  "La voix c'est un parfum très puissant de la personnalité de quelqu'un" dit Catherine Deneuve. Sa voix est absolument captivante. Elle rend Marilyn attendrissante, touchante, troublante, bouleversante et son rire nous renvoie à l'enfance éternelle. En écrivant cela j'ai l'impression d'énoncer quelques poncifs éculés et pourtant ce sont ces images-là qui se fixent sur la pellicule de notre soul à fleur de peau. À partir de demain je vais (ré)écouter au moment de sa diffusion cette belle traversée qui n'en finira sans doute jamais de nous troubler. Un merveilleux moment d'été commence…(2)

(1) En introduction de la Grande Traversée que France Culture lui consacre la semaine prochaine, lundi à vendredi, 9h-12h, par Michel Schneider. Et pour clore cette Grande traversée, chaque matin, 10 minutes d'extraits de la grande interview de Marilyn Monroe réalisée en 1960 avec Georges Belmont,
(2) "Monroerama" de Françoise-Marie Santucci, Stock, 2012.

Voir aussi ici.

lundi 23 juillet 2012

Le blog-notes de l'été (3)…

© D.R.
17 juillet
•Il est assez rare de voir Laurence Bloch en photo dans la presse ! De son plus beau sourire la directrice des programmes de France Inter, adjointe de Philippe Val, annonce que "France Inter gagne des auditeurs pour de bonnes raisons." Vous lirez.

• Sur son blog d'Inter, Laurence Peuron, a entendu Bob feuler. Bob c'est le Zim dit aussi Robert Zimmerman, dit encore Bob Dylan qui, une fois de plus a surpris ! On pouvait s'attendre au pire quand Laurence Peuron nous fait part du plaisir qu'elle a eu à écouter le dinosaure feuler (1).

19 juillet
• Fip la plus "secrète" des radios nous montre pour la première fois ses coulisses et les commente. Sans prétention ni ostentation. Plutôt sympa donc.

Mea culpa, j'ai laissé passer le 11 juilet un très bon numéro de La grande table, sur France Culture, où trois amoureux de la "petite reine" : Gérard Mordillat, Étienne Klein, Sébastien Balibar ont devisé du Tour de France, de Jacques Anquetil, du livre de Paul Fournel (2), de quelques plumes disparues, Antoine Blondin, Pierre Chauny, tous les deux à l'Équipe avec des commentaires d'un autre niveau que ceux qu'on écoute dans les "flashs" sportifs…

Une caravane sonore passe… et les chiens aboient (mais pas que). Découvrez ce projet participatif d'écoute collective autour de Brest…

• Roland Dhordain, inventif directeur de France Inter, a voulu un jour (alors qu'il ne dirigeait plus la station) repérer les talents potentiels d'animateurs/trices de radio, en créant "Les enfants d'Inter"… Le Transistor (autre blog dédié à la radio) nous rappelle cette courte aventure radiophonique (3) avec quelques sons sympathiques. Le mérite de Dhordain était d'interroger les impétrants sur leur connaissance de l'histoire de la radio. Rares sont les jeunes animateurs aujourd'hui à posséder cette culture radio, dont on peut dire, sans se tromper, qu'elle leur manque cruellement au point de nous heurter régulièrement les oreilles !

Meurtre au Conservatoire
À 8h45, chaque matin, du lundi au vendredi, sur France Musique l'énigmatique David Christoffel nous a concocté un polar musical tout à fait original qui mêle érudition musicale, clins d'œil instrumentaux (sic) et participation des auditeurs par l'intermédiaire de courriels et autres mails pour tenter de résoudre l'énigme et/ou donner quelques avis éclairés sur les situations mises à jour quotidiennement. Christoffel est facétieux et a l'air d'avoir pris un vrai plaisir à écrire cette fiction. À suivre jusque fin juillet sur la chaîne ! Sur le site de l'émission vous lirez la bio de Christoffel et constaterez qu'il avait déjà un sérieux bagage pour tenter cette petite fantaisie tout à fait sympathique.

Easy tempo, où la plus belle madeleine à l'heure du thé
J'insiste, il faut savoir tout arrêter pour savourer trente minutes de standards réinterprétés et sortis de leurs pochettes de vinyle, que les compères Valero et Jousse distillent comme la meilleure eau de vie… Pas une fausse note, une harmonie de rêve et des instants délicieux qui me renvoient à une immense ignorance de tant de pépites enfouies… Malheureusement c'est la dernière semaine de diffusion.

• Mon RTL à moi
Philippe Labro (ex-directeur de la chaîne) remet le couvert cet été en invitant des animateurs et/ou des journalistes qui ont fait RTl ou que RTL a fait. Sur le site de l'émission vous trouverez les podcasts des émissions diffusées depuis le 15 juillet mais aussi ceux de l'été passé. Nagui était dimanche 15 juillet le premier invité de Labro. Je n'ai jamais écouté Nagui. ni à RTl, ni à Europe 1. Le personnage est sympathique et trublion. Ses souvenirs à RTL (il y a passé dix-neuf ans) permettent de comprendre les "mécanismes" de la station et ce que d'aucuns dans les années 60 et 70 appelaient "la famille". Le deuxième invité, ce dimanche, était Philippe Gildas. Je vous en parle dans le prochain blog-notes…

Bonne semaine radio, picorez sur ce blog et à dimanche prochain 18h…

(1) Sur Twitter Thierry Fremeaux, délégué général du Festival de Cannes, a aussi fait part de sa satisfaction suite au concert de Lyon du 18 juillet,
(2) "Anquetil tout seul", de Paul Fournel (éd. du Seuil). Lu hier sur la plage, voir aussi billet d'hier,
(3) Qui pourrait continuer à exister aujourd'hui, ce qui éviterait à certains de passer le mur du çon sans même s'en rendre compte…

dimanche 22 juillet 2012

Le Normand de Quincampoix…

En 1963







Quand on faisait nos "Tours de France" sur nos plages de Bretagne, et que nous mettions presque plus de temps à construire notre circuit qu'à "pousser" nos billes accompagnées de nos coureurs, je n'ai jamais choisi Anquetil pour gagner l'un ou l'autre de nos Tours de sable émouvants. Je n'avais ni envie d'écraser mes copains, ni même de porter ce nom-là qui m'aurait obligé à faire des prouesses que je n'aurais pas su entreprendre. Je ne choisissais pas plus Poulidor. Je ne me rappelle pas non plus s'il m'est arrivé de gagner ! Avec mes enfants oui, mais je n'avais alors aucun mérite. Nous jouions sans donner de nom à nos coureurs ou alors j'ai oublié !

Il y a quinze ans l'Atelier de Création du Grand Ouest (1) a produit "Maître Jacques, La Caravelle", un très long documentaire de 2h30, et vingt épisodes, qui a été diffusé, entre autre à l'époque, sur les locales de Normandie (2). Et c'est assez émouvant. Cela tient à la fois à la qualité du récit de Manuel Quesnel et Christian Clères, comme au montage "pointu" qui, sans temps mort, nous entraîne dans le tourbillon des années Anquetil qui ont marqué le sport cycliste et divisé la France en deux camps ! Les pro-Anquetil et les pro-Poulidor. Ayant de la compassion pour les perdants je ne m'intéressais pas beaucoup au "Normand de Quincampoix" et, comme le dit si bien son directeur sportif, Raphaël Géminiani (dit aussi "Le grand fusil"), à la fin du documentaire, je découvre que le bonhomme après avoir longtemps été boudé valait vraiment la peine d'être admiré.

Voilà la magie de la radio, entendre la voix du "vieux" Georges Briquet faire la première interview d'Anquetil, réécouter Robert Chapatte à l'époque journaliste sportif de radio, mais aussi Jacques Goddet "patron" du Tour… On est dans l'Aubisque, le Galibier, Paris-Bordeaux ou le contre-la-montre de Châteaulin. Pas d'image, pas de vues magnifiques d'hélicoptère, pas de Cochonou ou d'huile Lesieur mais, bien collé à la roue du héros ou de celui qui abandonne, on est "dans" le "Tour de France". Passent en revue, à la vitesse d'un sprint, quinze des trente glorieuses et une ferveur populaire sincère, magnifique qui faisait de ces mois de juillet un vrai ciment national. Il n'y avait qu'Antoine Blondin pour traduire ça avec bon sens, lucidité et panache : "Le général de Gaulle dirige la France onze mois sur douze, en juillet c'est Jacques Goddet" (3)

Je vais tout de suite me plonger dans le livre de Paul Fournel "Anquetil, tout seul" (4). Quand vous lirez ce billet le Tour de France viendra de boucler sa quatre vingt-dix-neuvième boucle. Espérons que la centième saura faire revivre l'épopée des champions comme des anonymes qui, en leur temps, mobilisaient toutes les attentions et la ferveur populaire collective de tout un pays…

(1) Atelier de Création Radiophonique Décentralisé de Radio France,
(2) Devenues aujourd'hui France Bleu, existe en CD,
(3) Blondin qui mit son talent d'écrivain pendant 28 ans à l'Équipe au service de la petite reine, voir "Tours de France, Chroniques de "L'Équipe" 1954-1982", La table ronde, 2001,
(4) Voir aussi le blog-notes publié demain à 10h30,


Maître Jacques - La caravelle - 1ère partie 


Maître Jacques - La caravelle - 2ème partie


Duel Poulidor/Anquetil

mardi 17 juillet 2012

365 jours d'écoute…

 






Il y a juste un an, j'inaugurais ce blog avec l'idée un peu folle d'écrire au moins cinq billets par semaine… Je venais juste d'enregistrer la "Mythologie de poche d'un auditeur", à la Maison de la Radio, sous la houlette de Thomas Baumgartner (1). Et depuis cette date j'ai enfilé les perles, ou les ondes c'est selon. Avec quatre cent dix billets publiés, cinquante-deux mille visites et cinq cent-quatre-vingt-dix-sept commentaires ! Écrire m'a "obligé" à bousculer mon ronron personnel autour de mes émissions fétiches. À lire quelques opuscules majuscules du fait radio et faire la vigie du haut de mon plus beau phare.

Et puis j'ai "trouvé" quelques radiophiles aussi fous, ou aussi passionnés qui, à leur (bonne) façon, incitent à une autre "écoute" ou à un autre regard critique sur notre média préféré (2). Là aujourd'hui, je suis en roue libre. Je prends du recul, je lis, écoute et réécoute, fouine, correspond et cherche un peu l'introuvable au hasard de quelques conversations épiques où nous enchainons anecdotes sur anecdotes, faits précis, détails et contexte qui ne cessent de "refaire" l'histoire de la radio.

Alors, mes chers auditeurs, je vais continuer mon rythme quotidien (3), tisser ma toile et guetter vos avis ou recommandations… en essayant de mettre la radio à la place qu'elle mérite bien au-delà des embouteillages et des tunnels matutinaux…
(à suivre)

(1) "Mythologie de poche de la radio", France Culture, 60 épisodes, la plupart réécoutables sur le site de la chaîne,
(2) voir ci contre "La radiothèque",
(3) à partir du 20 août, et d'ici là une "madeleine " le dimanche si ça me dit, et un blog-notes le lundi.

lundi 16 juillet 2012

Le blog-note de l'été (2)…

7 juillet
• Sur son blog Laurent Delmas France Inter nous parle de Simenon. Et depuis que j'ai fréquenté un compagnon de Belle Équipe, en belle époque, je suis devenu très fan de ce romancier.

• Suppression prochaine attendue, programmée, "inévitable" des émissions de nuit de France Inter, réalisées en direct et leur "remplacement" par des rediffusions. Des rediffusions de quoi ?  De la journée passée, d'archives (comme le fait France Culture mais ça coûte de l'argent, il faut rémunérer l'Institut National de l'Audiovisuel) ?  Et pourtant : "Sur France Inter, après le Pop club et ses visiteurs, on pourra croiser après minuit Jean-Louis Foulquier dans son Studio de nuit peuplé d'artistes, Jean-Charles Aschero et ses Choses de la nuit emplies d'imaginaire, ou encore Frantz Priollet qui recevra des musiciens Au cœur de la nuit." (1) La nuit était présente sur Inter et s'infiltrait jusque dans le titre des émissions !

• Le buzz est devenu un genre à lui tout seul que M&M (Morandini & Martel) (2) cultivent jusqu'à l'overdose. Baumgartner (Thomas) a "quitté" pour l'été la Maison ronde, traversé la station RER "Avenue du Président Kennedy", remonté l'avenue du Général Mangin pour, à France Inter, élaborer son #antibuzz dont c'était samedi le 3ème numéro !

8 juillet 
• Dans la chronique de Clélie Mathias (descendre en bas de page du site) Françoise Sagan racontée par son fils Denis Westhoff. Le dimanche c'est le jour du Journal Du Dimanche qui paraît maintenant… le samedi ! Ce jour-là Laure Adler (3) occupe deux pages entière de l'hebdo, nous en (re)parlerons bientôt !

9 juillet
• Nuit de la radio Scam/Ina en écoute ! Des archives proposées par Christian Clères.

10 juillet
• Un petit Fip illustré !
• Un petit coup de Stones en Avignon…

11 juillet
• Aurélie Filippetti, Ministre de la Culture et de la Communication, confirme qu'il n'y aura pas de fusion des rédactions de France 24 et Radio France International.. Mariage impossible de la carpe et du lapin. C'était qui le lapin ?
• Emmanuel Laurentin, célèbre D.J. de l'Histoire, nous signale cet article "prémonitoire" sur l'avenir de la radio.
• Et Libé, l'enterrement à grands coups de pompes de la Radio Numérique Terrestre

12 juillet
• En Avignon il y a les Papes (au Palais) et France Culture,
• Et en Arles, Phonurgia Nova : "Tout un été pour tâter du son et explorer les arts de l'écoute, avec des maîtres réputés de la création radiophonique ! Créées sur une idée de Pierre Schaeffer pour permettre une transmission des arts de l'écoute, ces rencontres d'été constituent depuis 1986 un vecteur de référence en France pour l'apprentissage des "écritures du sonore". Renseignements, inscriptions : info@phonurgia.org
• L'oiseau bleu m'apprend que "Subjectif 21" de Michka Assayas (3) ne reprendra pas à la rentrée…  Qui mieux que Michka savait exhumer les standards où les pépites oubliées comme celles des Bee Gees avant l'ouragan "Saturday Night Fever" ? La portion minuscule consacrée au rock ou à la Pop trouvera t-elle une "case" dans la grille de rentrée ?
• Alain de Pouzilhac annonce son départ de la présidence de l'Audiovisuel Extérieur de la France. Dans son article, Libé insère le message de Pouzhillac aux personnels Préparez vos mouchoirs !
 "Les pieds sur terre" ou les derniers jours d'un Ministre de la Culture… Pathétique !

13 juillet
• Lors du XVème Colloque NPA/Le Figaro, Joël Ronez, directeur des Nouveaux Médias à Radio France, a déclaré : "Nous avons perdu la bataille du web, mais avec les smartphones, nous repartons à l’offensive"

14 juillet
• 14 juillet 1789, France Info y était !

Prochain blog-notes le 23 juillet, d'ici là… À bon écouteur, salut !

(1) in Les années radio, Jean-François Remonté, Simone Depoux, L'arpenteur, 1989
(2) Morandini sur Europe1, Martel sur France Culture, 
(3) France Musique, le dimanche à 22h (dernière le 1er juillet en réécoute 1 mois). Je podcastais cette émission et ne l'avais pas encore écoutée, sur le site vous pourrez lire le petit mot de Michka pour annoncer son (triste) départ,

dimanche 15 juillet 2012

Chroniques sauvages…

Robert Arnaut


Mais qu'est-ce que je pouvais bien faire le 16 avril 2012 ? (1) J'enfilais des perles sûrement ou bien j'écoutais… la radio ? Mais quelle radio ? Aujourd'hui on ne peut plus se contenter d'écouter la radio, il faut aussi la lire. Ce 16 avril j'aurais plutôt été inspiré de me rendre sur le site de France Musique à la page de l'émission "les Traverses du temps" de Marcel Quillévéré ! Car ce jour-là Marcel recevait… sonnez tambour résonnez musette… Robert Arnaut. Eh oui le Robert Arnaut, enchanteur de conte, celui qui a fait les beaux jours des samedis après-midi de France Inter. Et d'ailleurs, pour évoquer ce souvenir, Quillévéré n'hésita pas une seconde à envoyer les trompettes (de la renommée) de Jim Wild Carson et son "Big Fat Man" qui pendant 22 ans (2), samedi et dimanche, ouvrait et fermait l'"Oreille en coin". Si cet indicatif me fait dresser les poils et me touche profondément, il en fut de même ce soir-là pour Robert Arnaut qui, en bon conteur, a eu immédiatement une bonne histoire à raconter ! (3)

Avec Quillévéré il reviendra sur ses reportages en Afrique et surtout "sa" collecte des traditions orales en Afrique dès les débuts de la décolonisation. Et Arnaut de citer Gide : "Qu'on s'imagine toutes ces voix qui s'entrechoquent, se superposent, tout ça s'entrefoisonne comme les lianes d'un ficus…" Gide parlait de "la polyphonie des pygmées qui sont des musiciens extraordinaires" précise Robert Arnaut. Et puis il enchaîne avec "Le cabaret de l'absurde, une émission de fous que l'on m'avait confiée, dont la prétention était de rassembler tous les textes absurdes, de toutes les époques, de tous les auteurs… Nous n'en sommes pas arrivés là mais nous avions quand même une récolte qui nous permettaient de faire une série d'émissions absolument délirantes." (4)

Arnaut évoque aussi, sous l'impulsion de Pierre Schaeffer "une sorte de génie", la création du studio-école de l'Ocora (5), dont il n'y avait pas d'équivalent en France. Et pour enfoncer le clou de la puissance d'évocation que procure la radio, Arnaut dit "J'ai toujours estimé que le son était supérieur à l'image. Au cinéma et à la télévision on vous impose une image. Fermez les yeux et vous êtes perdu ! La radio vous suggère une image et par la-même la prolonge, vous demande un effort. L'auditeur fait un effort que le spectateur ne fait pas." Et de raconter qu'au début des années 90 arrivait ce qui ressemblait à une révolution technologique (6). Et là Arnaut va enchainer ses souvenirs de Dolby Surround, comme des recherches menées avec des ingénieurs du son "qui ont pour nom Guy Senaux, Georges Kiosseff, Gilles Pézerat, Yves Baudry, pour mettre cette nouvelle technique au service de la radio. Nous nous sommes alors mis en tête de créer une émission expérimentale pour utiliser le Dolby Surround, pour aussi utiliser le numérique qui arrivait en même temps. On sentait qu'il fallait qu'il se passe quelque chose." (7)

Puis Quillévéré d'évoquer Toulouse où Robert Arnaut vit le jour, et sur laquelle il vient d'écrire quelques Chroniques toulousaines (8) qui, entre autres, mettent en scène sa propre famille. Quelle bonne idée la chaîne a eue de reprogrammer ce 10 juillet cette émission qui nous a permis de retrouver Robert Arnaut, d'écouter ses souvenirs, de les confronter aux nôtres et d'accrocher à notre étoile sa voix superbe de conteur

Demain 9h, le blog-notes de la semaine radio…

(1) Glen appréciera…
(2) 1968-1990,
(3) Au début de sa carrière il présente son "emploi" comme "écrivain de la Maison" (lire Maison de la radio, mais qui n'était pas encore celle d'aujourd'hui Avenue du Président Kennedy, Paris XVIème)
(4) Avec un joli fou invité "Bobby Lapointe" (Ta Katie t'a quitté),
(5) Office de Coopération de la radio Africaine,
(6) "Déjà en 1962-63 cette Maison a inventé la stéréophonie. Merci M. Albert Laracine qui a inventé le micro-couple" a plaisir à se souvenir Robert Arnaut,
(7) Création d'un "Boléro de Ravel" sans instrument (une bassine pleine d'eau, un déclencheur d'appareil photographique, …) , voilà qui serait digne de passer dans "l'Atelier du son", France Culture, le vendredi à 23h,
(8) Les violettes sauvages, Chroniques toulousaines 1892-1939, Éditions Loubatières,

vendredi 13 juillet 2012

Léo, un dernier pour la route…

Léo Ferré peint par Jean-Pierre Blanchard…





M'en fous la mort !… Le 13 juillet est plus révolutionnaire encore que le 14, hein Léo, toi qui as choisi il y a dix-neuf ans de faire un pied-de-nez à la commémo des commémos. J'ai passé un vrai moment de bonheur avec toi, à la radio quand, à l'invitation de Jacques Erwan et Marc Legras, tu avais fait 6 heures durant, le passage de l'année 88 à l'année 89 sur France Culture. Je ne t'ai pas écouté en direct mais à l'occasion de deux rediffusions quelques années après. C'était bien, c'était toi vraiment, avec la sagesse et la rage, et surtout l'émotion sincère à fleur de peau.

Francis Claude, ton copain évoque vos débuts : lui créateur du Milord L'Arsouille, toi à la recherche du moindre contrat pour te produire sur scène. Francis Claude n'est pas en studio, Erwan et Legras l'ont enregistré "On marche avec Léo ensemble sur le boulevard Saint-Germain, et tout d'un coup on se rend compte qu'on marche du même pas. Et ça c'est quelque chose…". Erwan et Legras demandent à Léo de commenter. Silence. On attend. C'est la nuit, le silence est lourd de sens. Quelques secondes après, Léo allume sa clope, il repose son briquet qui claque sur le bureau du studio. Après avoir tiré une première bouffée, des sanglots dans la voix il dit : "Je peux pas parler après ça…" Silence à nouveau et musique. Le ton est donné. Léo enfilera tout au long de la nuit des souvenirs et des témoignages bouleversants.

Mes chers auditeurs, je vous raconte tout ça de mémoire. Mes mini-discs (Sony) sont dans une radio locale de Lorraine qui m'avait promis de me les transférer en CD. J'avais fait à l'époque deux enregistrements décalés de quelques minutes pour pouvoir tenter des "raccords parfaits". Faut vraiment que je remette la main sur mes mini-discs.

Deux autres souvenirs qui, je crois, ont donné un autre reflet à deux très grandes chansons de Léo Ferré. Sur le générique d'une de ses émissions "La marche du siècle" consacrée à la pauvreté, Jean-Marie Cavada insère "Cloclo la cloche". "Monsieur Noël, j'habite au dix de l'avenue des quat' jeudis, vous monterez bien prendre un verre… ". Et puis Claude Villers dans un de ses "Marchands d'histoire" (1), passionné de Ferré, nous fera entendre "La mémoire et la mer". Ode sublime à la Bretagne que Léo aimait tant.

Salut Léo, "je t'ai dans le cœur qui me remonte comme un signe" et pas seulement le 13 juillet…

Dans la chanson "Richard", "Un dernier pour la route" est l'appel de Ferré, scandé à son directeur artistique de chez Barclay, Richard Marsan, à qui il offre d'en prendre un dernier pour la route (2)…

(1) Le matin sur France Inter
(2) Lire aussi la très complète et détaillée biographie de Robert Belleret, Actes Sud

lundi 9 juillet 2012

Le blog-note de l'été (1)…

Jacques Anquetil









29 juin
France Inter sort Frédéric Lopez de son chapeau pour remplacer Giordano ! Oh ! Oh ! "Qu'est-ce qu'il fait, qu'est-ce qu'il a, qui c'est ce mec-là…" chantait Pierre Vasssiliu ! Voilà ce qu'en dit le site de Yahoo télé : "Frédéric Lopez est débauché de RTL, où il animait L'Interview VIP, tous les soirs de la semaine à 19h, pour rejoindre Radio France. Reste à connaître le concept de sa nouvelle émission : s'agira-t-il d'une émission collégiale avec plusieurs chroniqueurs comme celles de ses prédécesseurs ?" C'est vrai c'est ça la question. Lopez est-il magicien, invente t-il une émission en moins d'un jour ou l'avait-il depuis longtemps dans son cabas ?

30 juin
Pour Le Monde, il y a 13 personnalités du mercato audiovisuel. Pour ne rien nous apprendre, ne rien annoncer et utiliser une double-page pipeau, juste parce qu'on n'a rien à dire.

1er juillet
Après avoir écouté sur France Culture ma dose dominicale de Martel (Charles), je me laisse tenter par le "Tête à tête" de Taddeï parce que l'invité est Georges Wolinski. Pour préciser mon point de vue sur cet animateur, ("il avait qu'à pas" se moquer du titre de producteur quand il fut autrefois invité par Martel) : s'il bosse très bien ses sujets (comme il le faisait sur Europe 1), il reçoit trop souvent des personnalités "évidentes" (à deux trois exceptions près), de fait, je ne le trouve pas à sa place sur France Culture, quand il serait si bien sur France Inter.

2 juillet
Riche journée : France Musique nous propose enfin, (grille d'été oblige), autre chose que du classique en journée. Vincent Théval "L'instant Pop" (16h55) + à suivre, l'Easy Tempo des compères Jousse et Valero… Le gouvernement français fait exploser la RNT en plein vol, quelqu'un suggère (un visionnaire sans doute) de rapprocher Radio France International et Radio France…  Puis après une courte traversée du désert, Dominique Souchier est annoncé "Une fois pour toutes" sur France Culture… Avec un concept d'émission qui est le suivant : Souchier "recevra chaque semaine un invité et s'engagera à ne plus jamais lui proposer ensuite d'autre interview… « Pour bien interroger une personnalité, on devrait se dire qu’il n’y aura pas d’autres occasions de le faire. Alors, autant le décider! L'interview devient un moment unique quand celui qui questionne comme celui qui répond savent qu'il n'y aura pas d'autre face à face... » (1) Excellent ! Dommage que Taddeï ne se soit pas fixé ce challenge !

4 juillet
Libé publie en "Sports" un article "Rouen fait un Tour de fête à Anquetil". Ce qui me suggère immédiatement le feuilleton écrit par Christian Clères pour les Ateliers de Création Radiophonique Décentralisés (A.C.R.) en 1997 (2).

Ce 4 juillet, le même Libé publie un portrait d'Élisabeth Lévy. Qu'il est succulent d'y lire : "Elisabeth Levy, c’est d’abord une voix qui met les nerfs en pelote. Elle le reconnaît, elle parle souvent trop fort, d’un accent parigot qu’elle déteste." Les "anciens" auditeurs de France Culture n'auront pas oublié l'accident industriel de sa présence à l'antenne (3) quand, mieux qu'Anne Gaillard (4) brailleuse professionnelle, elle nous a escagacé les oreilles pendant deux saisons consécutives (2004-2006). Et pour quoi faire ? Rien, du bruit, du vent, de grands gestes sûrement et de l'enfilage de perles en faux-débats, en passant par des joutes oratoires stériles et une réelle incapacité à nommer les gens à qui elle donnait la parole. David Kessler (5), en créant sa première grille de programmes, mettra fin à la farce, pour y installer… la "Masse critique" de Frédéric Martel.

5 juillet
Les archives radio de la Radio Télévision Suisse (RTS) s'achètent. Pendant ce temps Philippe Chaffanjon quitte la direction de France Info pour être remplacé par P.M. Christin venu d'Europe 1.

6 juillet
Une semaine d'Easy Tempo (6) et du vrai bonheur à l'état pur qui passe, sans transition, des oreilles à l'âme. Les deux compères Valero & Jousse jouent leur partition "aux petits oignons" et nous font découvrir différentes interprétations de standards (entre autres) qui donnent vraiment envie de découvrir les disques initiaux dont ils sont issus. Les plus attentifs auront eu, (comme moi), une surprise en fin de désannonce vendredi…

Prochain blog-note, lundi 16 juillet 11h.

(1) Sur le site de France Culture, Au fil des ondes
(2) "Maître Jacques "La Caravelle", raconté par Olivier Saladin, deux C.D. édités par Radio France, durée 2h30', dont j'espère vous parler avant la fin du TdF 2012 ! 
(3) "Le premier pouvoir", le samedi de 8-15 à 9h,  
(4) Égérie de la défense du consommateur, dans les années 70 sur France Inter,
(5) Directeur de France Culture, 2005-2008,
(6) France Musique, du lundi au vendredi, en juillet, 17h-17h30,

dimanche 8 juillet 2012

Barouh d'honneur…

Pierre Barouh




Le jeune homme tisse sa toile patiemment (1)… D'ailleurs il tisse sa toile comme il tisse les ondes. Même celles qui, trop tôt, ne lui sont pas tombées dans l'Oreille. Il s'est rattrapé depuis et a surtout rattrapé la plupart des protagonistes d'une aventure radiophonique EX-CEP-TIO-NELLE des années 70 et 80 (2). Puis, touché par la petite histoire de la radio, il fait sortir de son chapeau une soixantaine de voix, d'hommes et de femmes qui ont marqué, aussi bien la radio publique, que la privée (3). C'est donc presque sans relâche qu'il fait sa pelote qui, en toutes occasions, lui donne un bon prétexte pour revisiter un passé présent. 

Le 29 juin dans son "Atelier du son" (4) il invite Pierre Barouh. Et voilà que Thomas-la-malice (5) fait comme si nous prenions la conversation en cours. Doit-on être surpris d'une proximité avec son invité telle que les deux hommes se tutoient ? Laissons courir la conversation et nous saurons en temps voulu… En plongeant dans Pierre Barouh, Baumgartner fait ressurgir plusieurs vagues d'émotions qui, peu ou prou, prennent racine à la radio. Voyez plutôt : Gérard Sire (6), Jean Yanne (7), Claude Lelouch, Un homme et une femme (8), Lucien Morisse (9) et quelques chabadabadas (10)… 

La chanson, l'amitié, les années 60 fertiles, sauvages, libérées (ou en cours de libération), la samba de Barouh, Saravah (11), des chromos en N&B, des ritournelles "désuètes" et tellement importantes, voilà ce qu'a fait ressurgir Thomas-la-malice, lui le jeune homme né à la toute fin des années 70. 

Pierre Barouh une "madeleine" à lui tout seul ou plutôt du "bon pain" pour bouleverser un dimanche d'été un peu triste. For ever

Demain, comme tous les lundis de cet été, le blog-note sera publié à 10h.

(1) Il a "commencé" par animer et produire "Place de la Toile", France Culture,
(2) L'Oreille en coin, une radio dans la radio, Nouveau monde éditions, 2007,
(3) Mythologies de poche de la radio, France Culture,
(4) France Culture, le vendredi à 23h,
(5) Thomas Baumgartner,
(6) Très grande voix de France Inter,
(7) Trublion des ondes d'Europe 1,
(8) Dans le film le jeune Antoine (Sire) s'essaye au cinéma, ce qui influencera sûrement sa passion quasi-encyclopédique du 7ème art,
(9) Directeur des programmes d'Europe 1,
(10) Pierre Barouh qui signe la chanson-titre du film ("Un homme et une femme", musique Francis lai) de signaler que "c'est la première fois au cinéma qu'une chanson a été utilisée de cette façon et que deux modes d'expression populaire (la chanson et le cinéma) se tressent."
(11) dont il explique la genèse dans cette émission,